Lutte contre l’insécurité et le grand banditisme : Le Général Salif Traoré prouve son impuissance

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Impuissant face à la vague des braquages sanglants qui secouent Bamako et le Centre du pays, depuis plusieurs mois, le régime IBK n’arrive toujours pas à trouver le remède. Et la dernière conférence de presse du ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Général de brigade Salif Traoré, en est l’illustration. Ses déclarations n’ont guère convaincu sur la pertinence des solutions proposées face à cette recrudescence de la criminalité.
Solutions cosmétiques contre un problème sérieux. La sécurisation du territoire nationale et de ses habitants semblent filer entre les doigts du général de Brigade, Salif Diakité, ministre de la Sécurité et de la Protection Civile. Après plus d’un an –il est rentré dans le gouvernement, le 24 septembre 2015 –à la tête de ce département ministériel, on a de plus en plus de raisons de croire que le général de brigade Salif Traoré n’est pas au bon endroit et ne semble pas se retrouver. En témoigne sa dernière sortie médiatique au cours de laquelle le ministre de la sécurité a manqué de rassurer les maliens. Alors que beaucoup de nos compatriotes attendaient du ministre des déclarations rassurantes et des propositions pertinentes, il a simplement choisi de faire du show médiatique. Si l’on s’en tient à ses déclarations, l’information la plus importante qu’il a faite c’est juste d’annoncer que « nos forces de sécurités ont pu gérer la prise d’otage à l’Hôtel Radisson et l’attaque terroriste contre l’hôtel Nord-Sud ». Avant d’ajouter que « les malfrats qui ont braqué tout récemment à Bamako, surtout dans les supermarchés et dans les agences de change, sont organisés en un gang de maliens et d’étrangers qui opèrent à moto ».
Si cela est l’information la plus importante de sa conférence, cela prouve bien que le ministre de la Sécurité, le général Salif Traoré, ne maîtrise pas son sujet. À Bamako et dans plusieurs grandes villes du pays où sévissent les braquages, c’est un secret de polichinelle que de dire que les braqueurs sont composés de maliens et d’étrangers et qu’ils interviennent à moto.
Si les informations détenues par le ministre de la Sécurité, le général de Brigade, Salif Traoré, ne paraissent originales, il en est de même des solutions. Là aussi, le ministre n’a fait que répéter des solutions maintes fois proposées : immatriculation des engins à deux roues et quatre roues, mise à disposition d’un numéro vert et une franche collaboration des populations. Il s’agit là des propositions maintes fois entendues que les braqueurs doivent eux-mêmes prendre à leurs comptes pour revoir leurs stratégies. Lorsqu’on est général et ministre de la sécurité et qu’on est assisté du Chef d’État major de la Garde Nationale ; des dirlos de la flicaille et de la gendarmerie au cours d’une conférence de presse, on doit donner des informations plus sérieuses. Ce qui inquiète le plus, c’est que les propositions du ministre de la Sécurité, le général de brigade Salif Traoré, ne permettent nullement de voir ses efforts faits par le gouvernement pour lutter contre l’insécurité. Depuis quelques années déjà, le mode opératoire des braqueurs n’a guère changé. Ils viennent souvent à moto, utilisent des armes pour braquer, ramassent les sous et s’en vont tranquillement.
Nous y reviendrons !
Cyrille Coulibaly

aBamako

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