Celebration Conjointe de la Journee Mondilae de l’Alimentation et de la Journee Internationale de la femme Rurale a Dioila Nécessité impérieuse de vulgariser l’agriculture en autonomisant les femmes dans un contexte de changement climatique

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Dioila fut le théâtre de la célébration conjointe de la Journée Mondiale de l’Alimentation (JMA) et de la Journée Internationale de la Femme Rurale (JIFR) le jeudi 20 octobre 2016. Il s’agissait là d’une tradition ancrée dans le calendrier de l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Cette année, l’Organisation eut la volonté de placer la célébration de la JMA sous le signe d’une implication encore plus forte de la femme rurale dans un contexte marqué par le changement climatique. D’où le jumelage JMA-JIFR. Etaient présents à Dioila pour cette grande messe de l’Alimentation et de la Femme rurale, le ministre en charge de l’Agriculture, M. Kassoum Denon, Mme la Représentante de la FAO-Mali Fatouma Djama Seid, l’ancien ministre de la Santé, M. Oumar Touré, la ministre en charge de la promotion des Femmes, Mme Sangaré Oumou Ba, entre autres personnalités. Le thème de la JMA édition 2016 est : le climat change, l’Alimentation et l’Agriculture aussi. Celui de la JIFR : Femmes Rurales, changements climatiques et sécurisation foncière des exploitants Agricoles.
Le Mali puissance agricole ne pourrait être une réalité sans la prise en compte de plusieurs facteurs au nombre desquels le changement climatique de plus en plus alarmant, la nécessité de toujours œuvrer à l’atteinte de la sécurité alimentaire notamment à travers les Objectifs de Développement Durables (ODD) mais aussi et surtout par l’implication des femmes rurales dans l’exploitation des terres agricoles. La FAO fidèle à son crédo de mettre tout en œuvre pour l’atteinte de l’objectif Zéro faim tout en adoptant une agriculture saine et verte est aux côtés des autorités maliennes dans son but de nourrir les maliens par les maliens.
La célébration conjointe de la JMA et de la JIFR fut une nouvelle fois l’occasion de se rendre compte de l’énorme potentiel agricole du Mali. Le Maire de Dioila, M. Mamadou Konaté, tout en le reconnaissant dans son propos, a souligné les graves conséquences du changement climatique sur la localité. Le fleuve traversant le cercle, le Baniko, est victime de l’ensablement. Ce qui rend archi difficile le travail des agriculteurs d’un cercle qui vit quasi exclusivement que de la culture de la terre. La forêt est entièrement dévastée par la recherche de charbon de bois domestique. Il a par ailleurs salué le rôle prépondérant que la femme rurale joue dans le développement agricole du Mali malgré les difficultés auxquelles elles font face tels que l’analphabétisme, les violences de tout genre ou encore des problèmes liés à la santé maternelle. En raison de ses efforts, a-t-il renchérit, la femme rurale doit être reconnu comme atout premier de la production agricole.
Quant à Mme la Représentante de la FAO-Mali, Fatouma Djama Seid, elle a tenu à souligner la problématique suivante : « comment l’alimentation et l’agriculture doivent évoluer pour faire face aux effets négatifs du changement climatique, un des plus graves menaces de notre temps ». Selon elle, les plus pauvres dont les petits agriculteurs, pêcheurs et éleveurs sont les premières victimes du changement climatique et les femmes en subissent encore plus les conséquences. Un autre problème, c’est celui du foncier, a-t-elle ajouté et la FAO entend contribuer à sa résolution à travers « des directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle ». Concernant la faim dans le monde, les chiffres sont alarmants. 800 millions de personnes sont en insécurité alimentaire et 160 millions d’enfants âgées de moins de cinq ans accusent un retard de croissance. Au Mali, la cible 1 C des Objectifs du Millénaire pour le développement consistant à réduire de moitié la prévalence de la sous-alimentation a été atteint. Une bonne avancée qui ne devra pas faire perdre de vue l’objectif de la sécurité alimentaire visé par le pays. Mme Fatouma Djama Seid a toutefois voulu terminer sur une note positive en évoquant la réunion internationale à l’occasion de la COP 22 au Maroc en novembre prochain afin que les engagements d’efforts pour un meilleur climat pris à la COP 21 à Paris se transforment en actions concrètes.
La journée pris fin par la visite des stands abritant des produits agricoles entièrement animé par des femmes rurales après la remise symbolique d’équipements agricoles par les officiels.
Ahmed M. Thiam

aBamako

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