Burkhalter souligne l’importance de collaborer

Suisse-MaliLe conseiller fédéral libéral-radical neuchâtelois a rencontré son homologue malien, mardi, à Berne

Active dans le développement et la promotion de la paix au Mali, la Suisse entend bien poursuivre cet engagement tout en ne perdant pas de vue les «intérêts migratoires et de sécurité». C'est en substance le message de Didier Burkhalter à son homologue malien en visite à Berne, mardi.

En tournée européenne, Abdoulaye Diop s'est entretenu avec le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) lors d'une visite officielle. Le chef de la diplomatie malienne a ensuite rencontré le directeur de la coopération suisse (DDC) Manuel Sager, avant de discuter avec quelques parlementaires suisses, a précisé le DFAE dans un communiqué.

«Longue amitié»

Didier Burkhalter a souligné la «longue amitié» entre les deux pays, mais aussi les «intérêts convergents en termes de sécurité, de développement et de migration». Il a ajouté que les efforts helvétiques doivent se faire «en coordination avec les intérêts migratoires de la Suisse». Un accord sur le sujet entre les deux pays est en pleine négociation.

Quant à la coopération au développement, la Suisse a fixé ses priorités au Mali dans les domaines du développement rural et de la sécurité alimentaire, de la gouvernance et de l'éducation, entre autres.

Situation très fragile

Plongé dans un conflit armé en 2012, le Mali tente de retrouver une stabilité, notamment avec l'appui des forces de l'ONU (Minusma) et l'armée française. Dans ce contexte, la Suisse concentre son intervention sur les questions de traitement du passé et de réconciliation.

Malgré l'accord pour la Paix et la Réconciliation signé en juin 2015 à Alger entre le gouvernement malien et différents groupes armés, la situation sécuritaire reste «très fragile» dans le nord et le centre du pays, a encore rappelé le DFAE. (ats/nxp)

aBamako

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