Lutte contre la migration clandestine : Un cadre de partenariat Europe-Afrique

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L’Union européenne entend établir une coopération avec les différents pays d’origine ou de transit afin d’obtenir des résultats concrets et mesurables par rapport à la prévention de la migration illégale et au retour des migrants en situation irrégulière

La politique migratoire est au centre des préoccupations de l’Union européenne. Voilà pourquoi elle multiplie des initiatives, comme la réunion du 20 octobre dernier à Bruxelles, pour trouver une solution durable aux problèmes de migration.

Lors de cette rencontre, le Conseil européen a fait le point des derniers développements de sa politique globale migratoire, tout en insistant sur la protection des frontières extérieures. L’une des mesures préconisées par les dirigeants européens a été l’entrée en vigueur du règlement relatif à leur corps de garde-frontières et de garde-côtes, le 6 octobre. Il ressort de cette réunion que les Etats membres de l’Union européenne sont appelés à procéder à l’adoption rapide du code frontières Schengen révisé, en vue de soumettre à des contrôles systématiques tous les voyageurs franchissant les frontières extérieures de leur continent. Et le Conseil est invité à définir sa position sur un système d’entrée/sortie avant la fin de cette année.

La Commission doit présenter une proposition prochainement pour la mise en place d’un système européen d’information et d’autorisation concernant les voyages (ETIAS). Cette structure vise à soumettre les voyageurs, exemptés de l’obligation de visa, à des contrôles de sécurité préalables et à leur refuser l’entrée si nécessaire. S’agissant de la prévention de la migration illégale le long de la Méditerranée centrale, les pays européens sentent la nécessité de redoubler d’efforts pour endiguer les flux de migrants en situation irrégulière, en particulier en provenance d’Afrique, et pour augmenter les taux de retour. A cet effet, le Conseil européen souligne le besoin d’instaurer un cadre de partenariat pour la coopération avec les différents pays d’origine ou de transit.

Il s’agit d’obtenir des résultats concrets et mesurables par rapport à la prévention de la migration illégale et au retour des migrants en situation irrégulière, à travers l’utilisation des politiques, instruments et outils dont l’UE dispose en la matière, sans oublier le développement et le commerce. Les décideurs européens estiment que leurs gouvernements doivent s’attaquer aux causes profondes des migrations dans la région, tout en apportant une aide aux personnes déplacées et en mettant en exergue le plan d’action de La Valette et le plan d’investissement extérieur proposé. Le Conseil européen accueille avec satisfaction la déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants et invite l’ensemble des acteurs mondiaux à assumer leurs responsabilités à cet égard.

aBamako

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