Attaques en règle contre l’ADP-Maliba : Et si le ridicule pouvait tuer…

Depuis le départ de quatre députés du RPM à l’ADP- Maliba, le parti dirigé par Amadou Thiam ne cesse de subir des attaques en règle de tout bord. Pourtant ce n’est pas la première fois qu’un parti politique accueille des élus et des militants d’autres partis politiques. Pourtant la solution de mettre fin à cette situation est possible et simple.
Depuis l’avènement de la démocratie au Mali, la transhumance politique a toujours existé pour le bonheur du parti au pouvoir. Mais le fait que c’est la première fois que des élus et des militants quittent le parti au pouvoir pour rejoindre les partis d’opposition, on tente de dramatiser ce phénomène comme si c’est maintenant qu’on se rend compte de cette gravité. Il n’est un secret de polichinelle que tous les dirigeants politiques une fois au pouvoir sont animés par l’intérêt personnel que l’intérêt collectif. Si tout le monde est conscient que la transhumance est une gangrène voir un cancer pour la démocratie, aucun responsable politique n’a cherché à mettre fin à ce phénomène.
Pourtant il suffit de faire une proposition ou un projet de loi à l’Assemblée Nationale pour voter une loi contre la transhumance politique. D’ailleurs on se rappelle cette loi était mentionnée dans la révision de la constitution dirigée par Daba Diawara sous l’ancien régime d’ATT. Il ne sert à rien de vilipender tous les jours l’ADP-Maliba tant qu’une loi ne sera pas prise pour mettre fin à cette pratique qui n’honore pas la démocratie. L’histoire retiendra que tous les partis politiques voire des associations et groupements politiques maliens ont bénéficié de ce phénomène qualifié de gangrène.
Ainsi tous les partis au pouvoir l’ADEMA (1992-2002), le Mouvement Citoyen devenu PDES (2002-2012) et actuellement le RPM (depuis 2013) ont tous bénéficié de la transhumance des députés, des maires, des conseillers locaux et nationaux uniquement pour goutter aux délices du pouvoir en place. Si des élus et des militants ont décidé de quitter le cercle du pouvoir (où il y a à boire et à manger), ce qu’ils sont animés par des convictions et des ambitions politiques.
Aujourd’hui rien n’oblige aucun élu à rester obligatoirement dans son parti d’origine car aucune loi ne l’interdit. Or tout ce qui n’est pas interdit par la loi est permis. Si le ridicule pouvait tuer dans ce pays depuis l’avènement de la démocratie en 1991, les attaques en règle contre l’ADP-Maliba n’auraient pas eu lieu surtout de la part des gens qui ont bénéficié de ce phénomène.
Moussa Bamba

aBamako

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here