Assainissement en Commune V : Le Japon debloque 2 Milliards FCFA

Ce fonds a été mobilisé dans le cadre d’un projet comprenant trois composantes : la gestion des déchets solides, le traitement des déchets biomédicaux, la réalisation d’égouts et de puisards

L’ambiance était festive, vendredi dernier au stade municipal Souleymane Mory Coulibaly de la commune V du district de Bamako, qui accueillait la cérémonie de lancement du projet de gestion des déchets solides, liquides et biomédicaux de la circonscription, présidée par la Première dame, Mme Keïta Aminata Maïga.
Fruit de la coopération Mali-Japon, le projet d’un coût de 2 milliards de Fcfa, est constitué de trois grandes composantes. La première porte sur la gestion des déchets solides à travers leur conditionnement depuis la pré-collecte jusqu’à la décharge finale. Cette gestion passera par l’équipement des ménages en poubelles métalliques (8 000), les dépôts de transit en caissons et par l’acquisition de moyens de transport pour l’évacuation des déchets. Dans la mise en oeuvre de la 2è composante, chaque centre de santé sera doté d’un incinérateur pour le traitement des déchets biomédicaux. Pour la gestion des déchets liquides, troisième composante du projet, des ouvrages d’assainissement tels que les égouts, puisards (1400 dans le quartier de Sabalibougou), seront réalisés. Les écoles seront équipées de latrines et les rues pavées.
Le maire de la commune bénéficiaire, Boubacar Bah, a salué le dynamisme de la coopération japonaise qui a permis de concrétiser ce projet, « une formidable opportunité » d’améliorer le cadre de vie des 600 000 âmes qui peuplent la commune. « La santé est la première condition du bonheur », a résumé, pour sa part, le diplomate japonais. L’assainissement contribue beaucoup dans la lutte contre certaines maladies telles que le paludisme dont le principal vecteur, le moustique, a son habitat dans les eaux stagnantes et les déchets. Son excellence Daisuke Kuroki a assuré que son pays restera toujours aux côtés des populations maliennes, surtout les couches les plus vulnérables que sont les enfants, les femmes et les personnes âgées. « C’est le résultat d’un plan global de développement économique et social qui permettra de donner une visibilité aux autorités communales », a commenté Mohamed Ag Erlaf. C’est pourquoi il a émis le vœu que cet exemple fasse le tour du pays pour amener les collectivités à marquer leurs efforts de développement définis dans les Plans de développement économique, social et culturel (PDSEC).
Mme Keïta Aminata Maïga, dont l’ONG « Agir » a joué un grand rôle dans l’aboutissement de ce projet, a exprimé sa satisfaction de voir qu’enfin, des milliers de personnes verront leur cadre de vie amélioré. Elle a exhorté le conseil communal et les populations bénéficiaires à faire un bon usage des équipements et des ouvrages qu’ils vont acquérir. Elle a remercié le Japon pour son accompagnement constant avant de remettre des diplômes d’honneur à l’ambassadeur nippon, Mme Daisuke Kuroki, et à ses deux assistants.
La cérémonie s’est poursuivie avec la troupe artistique de la commune qui a gratifié le public d’une chorégraphie somptueuse rythmée par des sons de tam-tam. La cantatrice Djénèba Seck a pris le relais avec une chanson dédiée à la coopération entre le Mali et le Japon.
En plus des autorités politiques, administratives et coutumières de la commune, on notait la présence de plusieurs personnalités au nombre desquelles l’ancien Premier ministre, Mohamed Ag Hamani, les ministres Ousmane Koné de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mohamed Ag Erlaf de la Décentralisation et de la Réforme de l’Etat.

C. A. DIA

aBamako

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