Entre Boubou Cissé et Isaak Sidibé, le torchon brûle

Le jeune ministre de l’Economie et des finances, Boubou Cissé, n’est plus en odeur de sainteté avec le président de l’Assemblée nationale, Issaka Sidibé. Les deux hommes, selon des sources dignes de foi, entretiennent depuis quelques temps des bisbilles nées d’un désaccord sur les avantages pécuniaires indument accordés au chef de l’institution parlementaire. Il s’agit, affirme-t-on, d’une augmentation de ses fonds spéciaux à hauteur d’une dizaine de millions, passant de 25 millions hérités de l’ère IBK à 35 millions. Le hic est que l’augmentation ne reposerait sur aucune base légale. C’est en tout cas l’anomalie relevée par le jeune ministre, qui ne semble pas prêt à renoncer à sa rigueur habituelle dans le traitement du dossier. En clair, il a l’intention, toujours selon nos sources, de faire obstacle au niveau du trésor au paiement de toutes les tranches mensuelles non soutenues par une disposition légale et que le patron de l’Hôtel des Finances considère comme un trop perçu, ni plus ni moins, pour avoir pris le train de l’exercice budgétaire en marche. Il nous revient de même source que la question est l’objet d’intenses négociations depuis plusieurs semaines jours, même si l’Assemblé a pris soin d’apporter des correctif pour le futur en intégrant lesdites augmentations dans le budget annuel en cours.

Avec IBK, les aînés viennent après
«Le Mali d’abord» ou «La famille d’abord» ? Les diatribes auront abondamment plu sur le chemin politique emprunté par le président de la République, lequel vient de prouver à tout le moins que pour lui «le troisième âge vient après tout». Initié depuis le milieu des années 90, le mois Solidarité est une tradition bien ancrée au Mali avec ses rituels immuables depuis des décennies. Mais on ne sait diantre pour quelle raison le chef de l’Etat a inversé la pyramide et bouleversé les habitudes sens dessus-dessous. Les traditionnelles visites de courtoisie aux plus âgés, comme on le sait, relèvent d’un rituel que les hautes autorités ont toujours pris soin d’observer dès le premier jour du moins d’octobre. Cette année, ces ainés n’ont eu droit à la visite du chef de l’Etat qu’au dernier jour du mois comme au pas de charge. IBK en avait-il été empêché à date par des impératifs d’agenda. Le quotidien national, ‘L’Essor’ a beau tenter d’expliquer que le plus beau qui a été réservé en dernier, le geste du président de la République sera toujours perçu par nombre d’observateurs comme une discourtoisie vis-à-vis du troisième âge, dans une société l’ainesse est quasiment vénérée.
La Rédaction

Source : aBamako

aBamako

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