Insécurité chronique: Trois personnes tuées dans l’attaque de leur véhicule à Nianfunké; Le chef de village de Diaba, cercle de Djenné, tué derrière sa concession

Le Mali serait-il englué dans un chaos sécuritaire ? Tout porte à le croire. On assiste, en effet, à une récurrence d’attaques sur l’ensemble du territoire national. Le lundi passé, sur le tronçon Tonka-Nianfunké, dans la région de Tombouctou, trois véhicules avec des civils à bord ont été attaqués par des assaillants. L’attaque a fait trois morts et trois blessés. Dans la soirée du même jour, dans le cercle de Djénné, région de Mopti, le chef de village a été tué derrière sa concession par des individus non encore identifiés.

Dans la seule journée du dimanche 6 novembre, trois différentes parties du pays ont été attaquées. A Gourma Rharous, région de Tombouctou, le camp de la garde nationale a été attaqué par des terroristes qui ont enlevés 5 véhicules de l’armée. Le même jour à Mopti, l’attaque d’un convoi des casques bleus a fait trois morts (un casque bleu togolais et deux civils maliens) et sept blessés. Et un jour plutôt, le samedi, un soldat français succombait à des blessures suite à l’attaque d’un convoi logistique de la force Barkhane revendiqué par Ançar-Eddine. A Banamba, dans la nuit du dimanche au lundi, des hommes armés venus à bord d’au moins 4 pickups ont attaqué le camp de la gendarmerie, de la garde nationale, une banque et la prison centrale.

Divisés en trois groupes, les assaillants, ont simultanément attaqué la gendarmerie, la banque et la prison. Les endroits visités ont été pillés. Et les terroristes ont emporté des armes et des véhicules. Selon le ministère de la justice, 21 prisonniers se sont évadés lors de l’attaque de la prison. Deux agents de la prison sont encore portés disparus.

Dans ce contexte de tension extrême, le Mali s’apprête à tenir des élections communales, maintes fois reportées à cause de la situation sécuritaire, sur l’ensemble du territoire national. L’insécurité chronique et le terrorisme font, quotidiennement, des victimes civiles et militaires sur l'ensemble du territoire malien malgré la signature, le 20 juin 2015, de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu des pourparlers d’Alger entre les groupes armés et le gouvernement malien.

M.K. Diakité

Source : aBamako

aBamako

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