Élections locales : Clash à l’horizon entre le RPM et l’URD

Aujourd’hui, place est aux élections municipales officiellement prévues pour novembre 2016. Comme la présidentielle, celles-ci revêtent un caractère particulier, en ce sens que ce sont les maires qui accompagnent les actions des députés.

Le président de la République a besoin d’une forte majorité au niveau des communes pour concrétiser ces projets de société qu’il juge nécessaire pour lui garantir un second quinquennat en 2018. Au RPM tout comme à l’URD, s’il est vrai que la campagne n’est pas officiellement ouverte, on assiste déjà à une bataille de positionnement au niveau des cadres. Depuis un certain temps, on assiste çà et là à des consultations nocturnes. Elles sont le fait de ceux qui ne jurent que par conduire la campagne du vainqueur de la municipale dans leurs localités respectives. Derrière l’aspect festif, il faut voir des opérations de charme pour captiver l’attention des uns et des autres, l’électorat en particulier. Mais le moment venu, qui cédera sa place à qui ?

Entre les maires sortants qui, à coup sûr, tenteront de se faire réélire et les nouveaux prétendants, la rivalité va être rude, fratricide. Elle le sera d’autant plus que les critères qui ont prévalu lors des choix des municipales précédentes ne seront pas forcément en vigueur. En ce temps-là, une sorte de critère logique voudrait que chaque cadre du RPM se présente-là où il a le plus de chance de l’emporter. Sur cette base, l’URD a positionné en première ligne ses hommes dans les circonscriptions du nord et dans quelques enclaves du Sud et le Centre où il mise sur de gros calibres issus de son rang.

Toutefois, cela n’empêche pas le choc des ambitions dans les rangs du RPM et de l’URD. Ce que les uns désignent par la formule «aller en ordre dispersé mais en rang serré». Ainsi, l’on assiste à des duels épiques à la veille des municipales du 20 novembre prochain en commune I de Bamako, entre d’un côté des cadres du RPM et de l’URD.

Toutefois, le critère qui a prévalu aux choix de 2013 ne résiste pas au contexte nouveau. À la présidentielle des partis alliés de la mouvance n’ont pas présenté de candidat. Il sera donc difficile d’évaluer les probabilités de succès de tel ou tel candidat dans une circonscription donnée. D’où le risque d’explosion à l’horizon et la poussée des candidatures indépendantes aux municipales à venir.

Youssouf Konaré

Source : aBamako

aBamako

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