Procès de la bande Sanogo: Amadou Haya Sanogo et le grand déballage en vue !

Le capitaine bombardé général Amadou Haya Sanogo, auteur du Coup d’Etat du 22 mars 2012, et six autres membres de sa bande, vont comparaitre à partir du 30 novembre 2016, devant une cour d’assise. Les faits qui leurs sont reprochés sont suffisamment graves pour qu’ils passent devant une cour d’assise.
Les relations qui ont été entretenues depuis le Coup d’Etat du 22 mars 2012, jusqu’à l’élection présidentielle de juillet 2013, entre Amadou H. Sanogo et l’actuel Président de la République en disent long sur la nature des relations entre les deux personnalités. Donc, les parents des victimes des bérets rouges sont en droit de craindre d’être devant un ‘’procès bâclé’’ dans le but de maintenir la boite à pandore fermée.

En effet, il a été révélé qu’entre les deux hommes il ya eu un deal. L’actuel Président de la République a été le premier leader politique à être invité dans la cité caserne, quartier général des putschistes tout juste après le Coup d’Etat dans le but de guider par rapport à la démarche à suivre. Les putschistes semblent lui avoir demandé de faire en sorte que le Coup d’Etat soit reconnu par la CEDEAO, l’Union Africaine, les Pays d’Europe et d’Amérique.

Pour leur souhaiter la bienvenue, les mauvaises langues, disent que l’actuel Chef de l’Etat a offert 55 000 litres de carburant et 5 millions F CFA pour permettre des patrouilles pour sécuriser les nouvelles autorités. Les mêmes mauvaises langues disent aussi, que des cargaisons quotidiennes de boisson alcoolisée partaient pour Kati pour maintenir les troupes éveillées et au frais du premier malien.

En retour les putschistes lui auraient proposé de prendre les reines du pouvoir pour assurer la transition. Chose qu’il a refusé, étant donné que le Président de la transition devrait sacrifier ses ambitions présidentielles futures.

Par contre, ils se sont entendus, pour l’amener à Koulouba et le faire asseoir dans le fauteuil présidentiel à condition, qu’il y est un engagement écrit, un engagement audio-visuel, et une prestation de serment sur le Coran afin de protéger leur intégrité physique, morale, leurs intérêts financiers et surtout qu’on ne les amène pas à la CPI. Ces engagements existent en bonne et dû forme avec les putschistes gardés en lieux surs, même au-delà du Mali, peut-être en France.

Nous nous demandons, si par contre les engagements pris avec la France afin de donner l’autonomie aux régions du nord ont été portés à la connaissance des putschistes. Nous nous en doutons, car le fait de faire voter 936 000 cartes NINA supplémentaires dans les camps militaires conforte nos appréhensions.

Parmi les engagements, certains ont fait le constat de la volonté affichée par le général Sanogo, pendant les élections législatives de 2013, de créer un mouvement politique dénommé Mouvement Pour le Mali (MPM) à l’image du Mouvement Citoyen crée par ATT en 2001.

Il faut signaler que pendant les dites législatives, les partisans de Sanogo étaient entrain de distribuer les statuts du dit mouvement qualifié par certains de futur Parti politique du général Sanogo, afin de préparer l’élection présidentielle de 2018. Le siège de ce mouvement était à Kati. Le deal par rapport à cette élection de 2018, est qu’Amadou H. Sanogo aurait confié à des proches que l’actuel président lui aurait promis de faire un mandat, vu son âge avancé pour lui laisser le champ libre. Qu’il aurait pris l’engagement, de faire revenir le général Sanogo à la tête de l’Etat en 2018. Comme on peut le constater, il y a beaucoup de zones d’ombre dans cette affaire Sanogo qui est très remonté depuis son incarcération contre son protégé d’IBK.

Amadou H. Sanogo pense que quelque part, il y a eu trahison. Mais on se demande qui a donc trahi qui au finish ?

Le meilleur politicien selon Feu Felix Houphouët Boigny le bélier de Yamoussokro est celui qui trahi le premier. Entre le général Sanogo et le Président IBK qui est le meilleur politique ?

Le grand déballage lors du procès du 30 novembre 2016, nous édifiera davantage et nous permettra de désigner le meilleur homme politique parmi les deux amis d’hier. Quel que soit le contenu du grand déballage, IBK a été le gagnant du Coup d’Etat du 22 mars 2012, parce qu’il a fallu ce Coup d’Etat pour que la fortune de la chance soit de son côté pour son accession à Koulouba. Qui peut dire le contraire si ce n’est le Général Sanogo ?

Badou S. KOBA

Source : aBamako

aBamako

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