Crise au Nord du Mali: RFI prise en flagrant délit de manipulation et de soutien aux rebelles !

Trop, c’est trop ! Les maliens de France ne supportent plus la manière dont la Radio France Internationale (RFI) traite l’actualité de leur pays, surtout à propos de la crise du nord. Et ils l’ont fait savoir le vendredi dernier, à la faveur d’une marche de protestation devant les locaux de ladite radio. Cela fait bien plus de 3 ans que les observateurs de la situation malienne doutent de la sincérité de des autorités françaises, dans la résolution de la crise malienne. Depuis, RFI est la voix inaudible de la France. Au rythme qu’elle est une radio de propagande. D’ailleurs beaucoup sont ceux qui s’étonnent de la présence de l’armée française à Kidal, alors que le pouvoir élu de Bamako, n’a pas jusqu’à présent, l’entièreté du Mali. De l’intervention de l’armée française en janvier 2013 contre les djihadistes, alliés du MNLA, tout le Nord du Mali est sous l’occupation du MNLA et de ses alliés, avec pour capital Kidal. La France serait-elle complice et protégerait-elle le MNLA ? En tout cas, cela ne fait plus l’ombre d’aucun doute dans la mesure où la France, un pays de démocratie, refuse que monsieur IBK, élu président installe l’autorité de l’État partout au Mali y compris au Nord dont Kidal. La France préfère qu’IBK négocie avec le MNLA en possédant le nord et sans être désarmé. C’est bien cette vision française sur le Mali et surtout sa position quant à la solution, qui est de négocier et non de désarmer, que les médias pro-français défendent. France 24 et RFI, qui sont les médias de propagande des autorités françaises, n’hésitent pas de défendre par tous les moyens, les intérêts de la France. Et puisque la France soutient le MNLA, alors, ces médias, aussi, ne cachent plus leur soutien aux rebelles du MNLA et alliés. Malheureusement, ces médias, usent de toutes les stratégies de communication pour complètement affaiblir le pouvoir central de Bamako. Qui est-ce qui n’avait pas entendu, RFI et France 24, parler de l’achat de l’Avion d’IBK, quand ce dernier ne voulait plus discuter avec tous les mouvements rebelles armés ? En effet, IBK, fraîchement élu, ne voulait plus discuter avec les rebelles, sauf si ces derniers déposaient les armes d’abord. IBK voulait que la région de Kidal soit vite libérée et que l’autorité de l’État soit déployée partout et que l’Administration soit complètement opérationnelle sur toute l’étendue du territoire malien. Et IBK, pour avoir pris une telle décision, a été attaqué par les autorités françaises, en évoquant le sujet de l’achat de l’Avion présidentiel. Immédiatement, RFI et France 24, en avaient tellement fait échos, que les maliens avaient fini par douter, voire, être contre leur propre président qu’ils venaient à peine d’élire à 77% de voix exprimées. La suite est connue ! La France a fait plier IBK qui a été contraint de s’aligner sur la position française dans le règlement de la crise. IBK plaidera malgré lui, en faveur de la solution négociée que tout le monde sait qu’elle n’aboutira pas tant que les rebelles du MNLA ne sont pas désarmés. C’est donc cette attitude des autorités française que RFI, de toute évidence, soutient. Personne n’est donc surpris que le ministre français de la défense, ait enfoncé le clou sur les antennes de RFI. Mais cette fois, cela n’a pas été du goût des maliens en général et de ceux, vivant en France. C’est pourquoi, le Collectif Citoyen du Mali, a appelé à manifester le vendredi dernier en France. L’un des manifestants que nous avons pu joindre, précise que la marche a été spontanée, suite au refus de RFI de leur accorder un droit de réponse, aux fins de rétablir la vérité, sur le mensonge grossier dans le traitement de l’information au sujet du Mali. Une autre source contactée sur place à Paris, a confirmé qu’il y avait un nombre peu considérable des maliens, sous le couvert du Collectif Citoyen du Mali, qui avaient manifesté leur mécontentement. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est bien l’intervention du ministre français de la Défense, Jean Yves le Drian qui aurait dit des contre-vérités au sujet de la situation malienne. Toute chose que la diaspora malienne, au nom du Collectif Citoyen du Mali, n’a pas du tout appréciée, ni acceptée. C’est ainsi que l’une des responsables de ce collectif, avait pu joindre au bigophone, le jeudi 10 Octobre, monsieur David Bacher qui est le chef du Département Afrique de RFI, pour lui demander de les recevoir sur les antennes de RFI. Mais ce dernier aurait refusé, en disant qu’il ne pouvait pas leur accorder ce droit de réponse suite aux allégations du ministre français de la défense. Dans le fond, le collectif dénonce ainsi le fait que RFI donne trop d’importance et de privilège aux rebelles dans le traitement de l’information sur la crise du nord du Mali. « Dans le traitement global de l’actualité de notre pays, RFI donne trop de privilège aux rebelles. RFI communique trop sur les mensonges des rebelles qui ne veulent pas de la Paix chez nous, et qui tuent presque chaque jour, nos parents sur place au pays. Et curieusement, RFI parle moins des efforts de nos autorités et de la souffrance de nos parents. RFI n’a jamais causé les rebelles, bien au contraire, RFI les soutient. Et nous refusons cette façon de faire du tort à notre peuple », a avoué notre interlocuteur. À la question de savoir s’ils avaient été entendus lors de leur marche de protestation, le Collectif Citoyen du Malien, nous a répondu qu’ils ont été entendus parce que les autorités françaises ont déployé des policiers pour les disperser. Et le fait que la police soit intervenue est une victoire, car cela suppose que l’information sur leur mécontentement a été bien reçue. Quant à la suite à donner à leur détermination, le collectif dit pouvoir s’organiser pour davantage mobiliser les maliens de France et d’ailleurs pour dénoncer vivement la manipulation que RFI fait contre le Mali. Jean Pierre James Source : aBamako aBamako

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