Procès du 30 novembre 2016 : IBK, et ses Ambassadeurs d’Angola, d’Espagne et de Russie seront-ils mis en cause ?

Ça va se savoir est une émission de la Télévision RTL qui a fait succès dans le temps. Elle permet de mettre au grand jour les faits enfouis dans les ténèbres de l’invisible, c’est-à-dire les choses secrètes. Le procès du Général Sanogo et compagnons va-t-il faire exception à la règle ?

Jusque-là, l’opinion nationale se pose la question de savoir pourquoi les responsables politiques, tous presque, ont été arrêtés et enfermés à Kati sur ordre du Capitaine Sanogo ?

Ces responsables étaient accusés d’être ceux-là même qui ont introduit des armes de guerre pour faire déjouer le putsch du 22 mars 2012. Cela n’était que du dilatoire et un prétexte pour disqualifier, tous les candidats potentiels à l’élection présidentielle future. Le Directeur National de la Gendarmerie s’était chargé de montrer la preuve de cette accusation à la Télévision Nationale.

Cette sortie malheureuse et ratée du Directeur National de la Gendarmerie, le Colonel Diamou KEITA était-il une initiative du Dr Oumar MARIKO ou du Président du RPM à l’époque des faits ?

Les mauvaises langues le disent, car ils jouaient tous les deux, le rôle de conseiller auprès du CNRDRE. Cette accusation des leaders politiques par la  junte n’avait pas de fondement, car les armes exhibées à la télévision nationale étaient des lots de commandes des FAMAS, du temps du Président ATT.

Tout simplement, l’arrivée de ces armes a coïncidé avec le Coup d’Etat. Voilà donc qu’un alibi est vite trouvé pour embastiller la totalité de la classe politique. Jusque-là on se demande qui a financé les nombreuses marches de soutien au CNRDRE, organisées par le MP22, la COPAM et consort y compris Yéréwoloton ?

Le point culminent de ses nombreuses marches a été la tentative d’assassinat du 21 mai 2012 du Président par Intérim le Professeur Dioncounda TRAORE jusque dans son bureau à Koulouba, après que les manifestants aient dépassés les forces de l’ordre, les soldats positionnés avec des engins blindés à chaque 100m depuis le rond-point de Koulouba, jusqu’aux portes du Palais.

On se rappelle que les manifestants ont marché sur environ 3 kms avant d’atteindre Koulouba, et portant un cercueil sur lequel était écrit : ‘’Ici, ci-gît Dioncounda’’.

Le dit cortège a quitté la primature occupée à l’époque par le Docteur Cheick Modibo DIARRA en scandant ‘’Mort à Dioncounda’’. Les manifestants ont-ils eu la bénédiction du Premier Ministre à l’époque des faits, rien n’est moins sur.

Cela va se savoir à partir du 30 novembre 2016.

Le Général Tiéfing KONATE, Ministre de la sécurité à l’époque des faits n’a trouvé d’autres excuses que de dire qu’il avait pris toutes les dispositions pour empêcher les manifestants de monter au palais sacré de Koulouba en mettant en alerte toutes les forces de sécurité (Police, Gendarmerie, Garde Nationale). Selon lui à sa grande surprise, il y a eu des contre ordres pour démobiliser les troupes en alerte, sans faire  référence au Ministre de la sécurité qui n’était autre que lui. Mais ce qu’il n’a pas pu défendre devant les députés interpellateurs à ce sujet, c’est le fait que, son téléphone était éteint au moment de l’agression, et pendant tout l’après-midi.

En sa qualité de Ministre de la sécurité n’était-il pas au courant, parce que ses services de renseignements ne lui ont pas informé. On ne saura peut-être jamais la vérité

Interpellé par l’Assemblée Nationale sur la situation sécuritaire du Mali, et concernant cette tentative d’assassinat du Président par Intérim, le Général Tiéfing n’a pas pu dire quels sont ceux qui ont donné des contre ordres aux forces de sécurité chargées d’encadrer la dite marche ?

Dans la situation de non-exécution de ses ordres, pourquoi n’a-t-il pas démissionné immédiatement ?

Pourquoi, son téléphone est resté éteint tout l’après-midi du jour de la tentative d’Assassinat ? Le procès du 30 novembre 2016 va-t-il permettre de donner une réponse à toutes ces questions ? Un autre fait troublant dans cette tentative d’assassinat, est passé inaperçu, alors qu’il mérite une attention particulière. C’est le fait que quelques minutes avant l’arrivée des marcheurs, le jeune aide de camp du Président Dioncounda a retiré à tous les éléments de la garde présidentielle   leurs armes et les a ensuite bouclé dans une cellule de la Présidence. Par ce fait selon toujours les mauvaises langues Dioncounda est resté sans défense et les manifestants sont allés l’assommer jusque dans son bureau devant son aide de camp qui n’a eu que ses yeux pour pleurer sur le supposé cadavre de Dioncounda. Etait-il au courant de ce qui allait se passer ce jour-là ?

Pourquoi a-t-il pris l’initiative de désarmer le peloton de Garde du Palais, tout juste avant l’arrivée des manifestants ? Etait-il informé de ce qui allait se passer cet après-midi ? A-t-il averti le Président Dioncounda ?

Le 30 novembre va-t-il nous amener à savoir les raisons d’un tel acte de la part d’un officier en charge de la Garde d’un Président de la République ?

Du côté des syndicalistes dont certains étaient de grands soutiens au putsch, il y a eu un impact sur  leur promotion avec l’arrivée du Président IBK à la tête de l’Etat. Un d’entre eux a été bombardé au poste de Président du Conseil d’Administration (PCA) d’une grande société chargée de contrôler l’activité des opérateurs téléphoniques. Cette récompense a été obtenue parce qu’il a tout juste menacé de révéler semble-t-il l’auteur du financement de toutes les marches anti-Dioncounda. Il a tout simplement suffit de lancer cette menace pour être nommé PCA de cette grande société de la place.

Quant au Général Abdoulaye KOUMARE, il est devenu, Directeur du cabinet du Capitaine SANOGO, après la nomination du Colonel Moussa Sinko COULIBALY en qualité de Ministre de l’administration territoriale en avril 2012, avant d’être lui aussi nommé en août 2012, comme Ministre de l’équipement. Au poste de Directeur de cabinet du Capitaine SANOGO, le Colonel Abdoulaye KOUMARE était au courant de l’assassinat froid des éléments du camp des parachutistes de Djicoroni-Para. Il a observé un silence de cimetière sur ces faits.

Chose curieuse, tous ces officiers accusés par l’opinion nationale d’être complice d’assassinats, sont tous nommés en dehors du pays dans des ambassades, en Angola, en Russie et en Espagne. Ne fallait-il pas attendre le jugement pour les nommer ensuite ?

Ces nominations ont une odeur de reconnaissance pour mission accomplie. Pour situer l’opinion nationale, le Général Sanogo et le Lieutenant Konaré ne doivent rien cacher, car ils n’ont plus rien à perdre.

Les faits de cette époque du Mali doivent se savoir, et qui a fait quoi ? Le peuple a soif de connaitre les faits enfouis dans le secret des ‘’Dieux’’.

Le 30 novembre 2016 sera l’occasion d’édifier les maliens sur les évènements sombres de cette époque.

Badou S. KOBA

 


Source : Maliweb

Maliweb

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