#Chronique: Mon Afrique sur 4 angles

Burundi : le porte-parole du président échappe à une tentative d’assassinat

Willy Nyamitwe, conseiller en communication du président burundais Pierre Nkurunziza a échappé à une tentative d’assassinat lundi soir. L’information émane d’une source proche de la présidence burundaise qui soutient dans la foulée qu’un policier y a perdu la vie.

L’information a été par la suite confirmée par le conseiller de Pierre Nkurunziza qui a posté une note sur son compte twitter pour remercier ses soutiens.

« Je remercie ceux qui me souhaitent un prompt rétablissement », a indiqué dans la matinée du mardi 29 novembre Willy Nyamitwe sur son compte Twitter certifié, se disant attristé par la mort d’un policier dans l’attaque.

Selon le journal Ikiriho, Willy Nyamitwe a été ciblé alors qu’il regagnait son domicile de Kajaga, un quartier situé à la périphérie ouest de Bujumbura.

« Sa famille est saine et sauve, tandis que le conseiller principal de la Présidence en charge de la communication, blessé au bras, se fait soigner à l’hôpital », précise le journal.

RDC : Un militaire et trois rebelles tués dans une nouvelle attaque des ADF

Une nouvelle attaque perpétrée la nuit dernière par de présumés rebelles ADF dans la localité de Kainama a causé la mort d’un soldat des FARDC ainsi que trois autres rebelles. Selon la radio okapi qui cite une source locale, les militaires ont tué trois assaillants et récupéré une arme au terme de cette attaque.

Selon la mêmes source, ces présumés ADF ont également attaqué les villages Bango, Manjati, Kakuka, Kingamuvuri et Kwele, voisins à Kainama.

Cette nouvelle incursion des présumés ADF intervient le jour où l’administrateur du territoire de Beni, Amisi Kalonda, a débuté la campagne de sensibilisation contre l’enrôlement des jeunes dans les groupes armés, nous dit-on.

Mali : Incursion des terroristes à Mondoro

La localité de Mondoro, cercle de Douentza, a été prise d’assaut dimanche dernier par un groupe de terroristes. Lourdement armés (fusils d’assaut, lance-roquettes) et circulant à motos, ces terroristes qui écument la zone depuis longtemps, étaient venus, selon l’Essor, tâter le terrain dans le but certainement de s’installer dans la localité.

Ces terroristes sont arrivés à Mondoro après le retrait du détachement des Forces armées maliennes qui sécurisait la commune rurale. Ces militaires auraient quitté leurs positions dans la zone pour renforcer le dispositif à Hombori, informe une source officielle malienne.

Selon l’Essor, le retrait des militaires de la localité de Mondoro a augmenté la psychose au sein de la population qui est au bord du désespoir parce qu’elle est désormais sans protection.

Pour le moment, nous dit-on, aucune victime n’a été signalée mais les habitants de Mondoro ne dorment plus que d’un œil. Ils espèrent ardemment que les Forces armées maliennes reprendront au plus vite leurs positions à Mondoro.

Burkina: polémique autour de la réforme de l’armée

La polémique enfle au Burkina Faso. Les observateurs restent divisés sur une loi nouvellement adoptée par l’assemblée nationale. Ladite loi prévoit de donner la possibilité aux militaires d’exercer une fonction ministérielle ou tout simplement administrative sans démissionner de l’armée.

Pour les députés burkinabés, les militaires qui en ont les compétences requises doivent pouvoir participer à la gestion des affaires, mais en restant loin des partis politiques.

Se confiant à Rfi, le blogueur Idrissa Yabré qui a salué l’adoption de ce projet de loi d’expliquer que l’armée regorge de plusieurs compétences et il faut les exploiter : « C’est juste pour pouvoir exploiter les compétences là où il le faut, selon la loi telle qu’elle était écrite je pense qu’elle était trop restrictive.»

Un avis que beaucoup de burkinabés ne partagent pas. Selon la plupart d’entre eux, en adoptant ce projet de loi, les députés ont donné une belle occasion aux militaires d’être présents à un niveau insoupçonné de la sphère étatique.

« J’estime que c’est une reculade par rapport à la loi qui avait été votée. La crainte à mon avis c’est qu’on ne redonne finalement une occasion aux militaires de revenir de façon insidieuse en politique», soutient pour sa part le journaliste Juvenal Somé, toujours selon Rfi.

Dans la même veine, Felix Koffi, un enseignant de philosophie à l’université Joseph Ki Zerbo de Ouagadougou regrette cette possible nomination des militaires soutenant que les militaires devraient retourner dans les casernes.


Source : Afrique360

Afrique360

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here