Assemblée générale extraordinaire de la FEMAFOOT : Malgré l’absence du collectif…

Dans le cadre de l’exécution de la sentence du verdict du Tribunal arbitral du sport (TAS), rendu public le 4 octobre dernier, la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) a organisé, hier à Sikasso, une Assemblée générale extraordinaire (AGE). La cérémonie d’ouverture de la rencontre s’est déroulée en présence du président de la FEMAFOOT, Boubacar Baba Diarra et des responsables de la FIFA, Veron Mosengo-Omba (membre du département des associations de la FIFA) et du secrétaire général-adjoint de la FIFA, Urs Kluser et du représentant de la CAF, Lopez Nacimento.
Plusieurs points étaient inscrits à l’ordre du jour de l’assemblée. L’adoption du procès verbal de l’assemblée générale précédente, le rapport d’activité, le rapport financier avec présentation du bilan consolidé et révisé et du compte de pertes et profits, l’approbation des comptes annuels et du budget et les questions inscrites par les membres en conformité avec les délais stipulés par l’article 31.2.
Les travaux ont commencé par le contrôle des mandats qui a vu la présence de 33 membres sur les 55 délégués que compose le collège électoral. Sur les 9 ligues affiliées à la FEMAFOOT, 3 étaient absentes à savoir, Tombouctou, Gao et Kidal (il convient de préciser que parmi les ligues qui ont participé à l’AGE, trois ligues sont dirigées par deux bureaux, à savoir Ségou, Kayes et Bamako). Sur les 16 équipes de première division, 7 n’ont pas répondu à l’appel.
Il s’agit du Djoliba, de l’ASB, du COB, de l’Avenir de Tombouctou, de l’AS Sabana de Mopti, du CSD et du CSK. Du côté de la deuxième division, 5 clubs ont décliné l’invitation de la FEMAFOOT : Burru Massa de Kati, Bronconi AC de Niono, AS Commune de Tombouctou, Atar club de Kidal et le FC Gaoussou de Bamako. S’ajoute à cette liste l’Union des anciens footballeurs du Mali (UNAFOM).
Après plusieurs heures de débats, les délégués ont adopté plusieurs résolutions dont celles relatives à la révocation de Yéli Sissoko du poste de président de la Commission centrale des finances et à la validation des 9 personnes cooptées par le comité exécutif. Ces deux éléments ont été approuvés à l’unanimité par les 33 délégués présents dans la salle à la suite d’un vote à bulletin secret. Aussi, l’assemblée a revu à la baisse les sanctions qui avaient été prises à l’encontre de certains responsables du Collectif des ligues et clubs majoritaires (CLCM) lors de l’AGO du 31 octobre 2015.
Le président du CLCM, Mamadou Dipa Fané et le premier responsable du Djoliba, Tidiane Niambélé, qui avaient été suspendus à vie de toutes les activités liées au football, ont vu leurs sanctions réduites à 5 ans, tout comme celles de Moussa Konaté et Yéli Sissoko. Les autres sanctions ont été ramenées à 3 ans. Ces personnes ont pour nom : Abéta Ag Seydou, Salaha Baby, Boubacar Monzon Traoré, Cheick Kanté, Amadou Touré, Mamadou Sow, Bassalifou Sylla et Abba Mahamane. Quant à Makan Keïta, Moussa Bah, Abdoulaye Doucouré, Modibo Coulibaly, M’Pa Sylla, Amadou Gariko et Tamou Bigui, leurs sanctions ont été purement et simplement levées.
Dans son allocution d’ouverture, le premier responsable de la FEMAFOOT, Boubacar Baba Diarra avait insisté sur l’urgence de mettre fin à la crise et permettre au football national de repartir sur une nouvelle base. «Nous faisons appel à votre sens de responsabilité, à votre esprit sportif pour qu’enfin l’assemblée de ce jour consacre la fin d’une crise de trois longues années. Nous osons espérer qu’à la fin des travaux, tous les frères maliens du sport, du football en particulier, pourront se retrouver ensemble et devenir solidaires dans la discipline», dira Boubacar Baba Diarra avant d’inviter les délégués présents dans la salle au pardon.
«Certes, durant trois ans, des mots, des propos blessants, diffamatoires voire haineux ont été tenus. Des paroles qui heurtent l’individu dans sa dignité d’homme ont été aussi prononcées à tout vent. Mais pour le bonheur du football malien, nous vous exhortons une fois de plus à ne plus songer à ces moments et à ne plus récriminer ces mots. Nous demandons surtout d’effacer du rétroviseur ces trois années passées qui ont été douloureuses. Oublions tout ceci et mettons le sur le compte d’un passé révolu, d’une période d’hystérie, d’errements collectifs.
Soyons totalement amnésiques dans la prise de décision. Car personne ne peut réparer les torts commis et c’est pourquoi les torts doivent être oubliés. En le faisant nous mettrons fin au calvaire d’un public innocent qui a souffert et même très souffert des affres de cette crise. Nous mettrons également fin aux souffrances de milliers de responsables déchirés par cette situation inédite», renchérira le premier responsable de la FEMAFOOT en invitant, une nouvelle fois au pardon et à la réconciliation entre les acteurs du football, y compris les responsables du Collectif des ligues et clubs majoritaires qui «ont hélas opté pour la politique de la chaise vide».

Envoyé spécial
D. COULIBALY

Source : aBamako

aBamako

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