Bamako ou la ville forteresse : Les dispositifs sécuritaires revus à la perfection

Depuis plusieurs semaines déjà, la capitale malienne vibre au rythme des cortèges sourds des policiers, gendarmes et autres corps d’armes lourdement armés prêts à intervenir pour plus de sécurisation et d’intervention au grand dam des bandits et autres criminels de la cité.
De plus en plus, Bamako était devenu presqu’infréquentable, tellement les bandits de grands chemins avaient multiplié des actes ignobles. Ainsi, les ministères de tutelle ont engagé des mesures draconiennes pour venir à bout de cet outrage vagabond.

Le décor sécuritaire de Bamako aujourd’hui donne un dessein à ne plus jouer avec la vie des citoyens.

Des hommes lourdement armés sont postés à tous les niveaux à tous les grands carrefours de la ville, prêts à intervenir à la moindre alerte.

Tels des ennemis jurés, ils ont décidé comme tout le temps de donner des braises à avaler à toute personne n’obtempère pas à leur instruction.

Partout et cela nuit et jour, on voit des éléments de la Brigade anti-criminalité et aussi du Groupement mobile de sécurité, postés au tournant des grands artères, afin d’un déploiement brusque à la moindre alerte. Des citoyens sont appelés à coopérer pour donner plus de visibilité aux actions.

La promptitude des éléments est devenue une réalité avec l’ensemble de l’arsenal dont ils disposent.

Pour les moins avisés et les suspects de petites proportions tels que ceux qui ne sont pas en règle avec la loi (ne disposant pas de pièces d’identité, de vignette pour les motocyclistes, etc.), ils sont hantés par une peur qui ne les quitte point car « je pensais toujours que je serais arrêté en plein jour alors j’ai cherché une vignette pour ma moto », nous disait un usager. Cela prouve à suffisance que l’heure n’est plus aux petites actions de magouilles dont s’adonnaient certaines de nos forces de sécurité et de défense.

Les grandes actions de banditismes et d’insécurité qui ont émaillé certains jours de Bamako tels que l’attaque spectaculaire d’un usager de l’Ecobank en pleine journée ou la débâcle de la boutique « Simparala » à Djélibougou ne sont que des mauvais souvenirs qui ont aussi valu la coopération de la population aux idéaux du ministère de la sécurité.

« Pour rassurer les populations, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Salif Traoré, a engagé des mesures de renforcement sans précédent de l’action des forces de sécurité. Les résultats restent encore contrastés, mais la montée en puissance du dispositif est très marquée sur le terrain. » (Essor)

En plus des centaines de policiers de la BAC, il y a les piquets d’intervention de la Garde nationale et de la Gendarmerie, pour protéger des secteurs à fortes densités.

Tous ces agents sont surtout prêts à réagir en cas de besoin. Prêts pour intervenir mais aussi en posture afin de dissuader les éventuels bandits qui rôdent dans la capitale et ses environs.

Chacun doit jouer sa partition en ce qui concerne les questions sécuritaires lorsqu’on sait que ces agents qui en ont charge n’ont d’option que de protéger la population. La collaboration de cette dernière est gage de succès des opérations et aussi l’établissement d’une aire de confiance entre les forces de sécurité et les citoyens.

Afin de donner plus de visibilité aux différentes actions de forces, le ministère a organisé une grande opération de ratissage en cours partout à Bamako.

D’ailleurs cela a permis d’arrêter plus de 250 individus qui ont été remis aux différentes juridictions pour besoin d’enquêtes.

Au regard des différentes descentes dans les quartiers populaires et les centres de concentration de Bamako, les efforts pour soulager et délivrer les populations du joug de crainte de survie, sont incommensurables même si beaucoup reste à faire.

Pour une effective implication des citoyens dans ce combat, et conscient que l’information est un des moyens efficaces de lutter contre la criminalité et le banditisme de grand chemin, le ministère de la sécurité et de la protection civile a mis à la disposition du public malien un numéro vert qui est le 80331.

En tout cas, les preuves sont là malgré l’océan de besoin et de commodités qu’exprime la population pour être en sécurité, partout où elle se rend.

Sinaly M DAOU

Source: L'Observatoire

Source : aBamako

aBamako

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