Élections présidentielles et législatives de 2018 : L’URD peut créer l’Alternance en 2018 !

Au vu des résultats partiels des élections communales du 20 décembre 2016, selon les différents états-majors des grands Partis politiques du Mali, le Parti du Président IBK viendrait en tête avec 187 Maires et 2582 conseillerscontre une vingtaine de mairies et 948 conseillers en 2009. Il avait présenté des listes dans 682 communes sur 703 dont deux ont été invalidées. Si les résultats dans les mairies des capitales régionales de Kayes, des communes I, II, V, Ségou, Tombouctou, Gao et Diéma sont connus, ceux des autres localités sont attendues.

Concernant l’URD, le principal Parti d’opposition, il engrange 131 maires y compris la commune VI à Bamako et environ 1 739 conseillers dont 402 femmes contre 1 500 conseillers en 2009. Aussi des villes secondaires importantes comme Koulikoro, Kati, Kita, Sanankoroba, Yanfolila etc… sont dans l’escaralle de l’URD.

Quant à l’ADEMA-PASJ, un Parti qui n’a jamais goutter à la sauce de l’opposition, devenant du coup, ‘’le cube maggi’’ de la sauce politique malienne, il a récolté la tempête après avoir semé le vent depuis 2013. Dans sa gibecière, elle a eu environ 141 mairies et 1 849 conseillers.En 2009, elle avait eu 270 mairies et 3 164 conseillers. Avec ses résultats, elle a limité la décadence du Parti. Depuis 2002, elle n’a fait que décroitre en terme de résultats.

En 1992, aux premières élections municipales, l’ADEMA a eu 13 mairies sur les 19 que comptait le pays. Elle a disposé de 615 conseillers soit 33% sur l’ensemble du territoire national. Elle a eu 76 députés sur 116, dans 40 circonscriptions électorales sur 55.

En 1997, l’ADEMA a obtenu 118 députés sur 147 soit 80% sur l’ensemble du territoire national. En 2002 l’ADEMA n’ayant pas pu se maintenir à la tête de l’Etat, et suite à l’éclatement à deux reprises du Parti elle n’a eu que 41 députés contre 15 pour l’URD et 38 pour le RPM.

En 2007, parce que l’ADEMA avait soutenu le Président ATT en ne présentant pas de candidat à l’élection présidentielle, qu’elle a reçu un coup de piston d’ATT pour avoir 51 députés. Toujours pour la même élection l’URD n’a eu que 36 députés contre 11 députés pour l’actuel parti au pouvoir . En 2013, l’année de sa descente aux enfers, l’ADEMA n’a eu que 15 députés contre 17 pour l’URD et 66 pour le RPM. Le sens du rang a changé et le premier Parti politique qui était l’ADEMA en terme de force s’est retrouvé à la troisième place et le troisième Parti qui était le RPM est devenu la première force politique du Mali.

Cela confirme que le champ politique n’est jamais un espace tranquille. Le changement est constant en son sein. Le changement crée par la journée du 20 novembre 2016 a été plus favorable à l’URD, plus qu’à tout autre Parti politique. Elle peut donc naturellement espérer rassembler autour d’elle, des Partis comme l’ADEMA qui veut continuer à faire le clandestin ou ‘’l’auto-stop’’, le MPR, Yéléma, le CNID etc…pour créer l’alternance en 2018. Cela est d’autant plus réaliste que le bilan du RPM semble ne pas satisfaire les maliens. Cette mission n’est pas au-dessus de la volonté du Président Soumaïla Cissé. Ce grand cadre hors pair, réclamé en vain depuis des années par les grands organismes tels que les Nations-Unies, le PNUD, la Banque Mondiale pour mettre son expérience et sa vision au service du développement au profit du Mali. Dès à présent, le parti de la poignée de main doit s’investir, car 2018 n’est plus loin. Le peuple malien attend avec impatience !

Seydou DIARRA

Source : aBamako

aBamako

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