#Chronique: Mon Afrique sur 4 angles

#Mali : procès de Sanogo, les témoins de l’accusation brillent par leur absence

Le procès du Capitaine Sanogo peine à prendre son envol. Après deux suspensions, les juges de Sikasso étaient encore obligés de prononcer son renvoi. Pour cause nous dit-on, le parquet peine à faire comparaître les témoins.

Selon le quotidien malien, « Le Républicain », le Parquet général qui a la possibilité de faire comparaitre les témoins, de gré ou de force, a failli à sa mission car à la reprise de l’audience le lundi matin, il n’y avait que cinq témoins parmi la vingtaine qui doivent comparaître.

La présence des personnalités qui sont citées comme témoins notamment l’ancien chef de l’Etat Dioncounda Traoré, le chef d’Etat major général des armées, Gal Didier Dacko, le guide spirituel Cherif Ousmane Madani Haïdara, le chef d’Etat-major particulier du président de la République, Oumar Daou, l’actuel ambassadeur du Mali en Angola Diamou Keïta, la cour a ordonné leur comparution au besoin par la force.

Constatant l’absence de témoins, le président de la cour a été obligé de suspendre l’audience jusqu’au mercredi 7 décembre 2016 à 9 heures ou les témoins doivent comparaitre de gré ou de force.

Amadou Haya Sanogo et ses 16 co-prévenus sont poursuivis pour l’assassinat de 21 bérets rouges retrouvés en 2012 dans une fosse commune

#Sénégal : le président Sall pour une collaboration des armées africaines face au terrorisme

La lutte contre l’extrémisme est une préoccupation majeure pour le Sénégal. Depuis trois ans, le gouvernement de Macky Sall a initié une conférence internationale sur les stratégies à mettre en œuvre pour combattre le terrorisme.

Venu présider la troisième édition, le président Macky Sall a fait savoir que les prisons sont devenues des lieux dangereux pour la radicalisation des jeunes. « Nos lieux de détentions sont devenus des lieux où nombre d’individus tombent dans la radicalisation », déclare le président sénégalais.

Le président sénégalais a invité ses pairs à la vigilance et à la collaboration. « Il faut travailler ensemble pour trouver des solutions aux défis sécuritaires de l’Afrique et du monde », soutient-il.

Le thème de cette édition est : « L’Afrique face aux défis sécuritaires. Regards croisés pour des solutions efficientes ».

#Gambie : Le rôle du Sénégal sur la supposée fuite de Jammeh

Jamais la chute d’un président n’a suscité autant d’interêt. La défaite du président gambien, Yaya Jammeh est survenue avec son corolaire de fausses informations distillées ça et là par des opposants qui visiblement n’ont toujours pas cru à la défaite de ce dernier.

Si on se fie à nos confrères sénégalais de « L’observateur », on se rend finalement compte que tout ce qui a été dit sur la supposée fuite de Yaya Jammeh et la tentative de Coup d’Etat ne relève que de l’intox.

Après l’annonce de la victoire d’Adama Barrow, les opposants longtemps terrorisés et réduits à leur simple expression ont cherché à monter des ails, d’autres se sont investis dans une campagne de désinformation. Pour preuve, à l’annonce de chute du président Jammeh, un opposant a saisi nos confrères pour dire que ce dernier est en train d’organiser sa fuite.

« Pour quitter le pays, Yaya Jammeh est en train de simuler le décès de mère », révèle un opposant gambien. Avant d’ajouter que « Jammeh veut prétexter de cet événement malheureux pour se rendre à Kanilaï, comme ça il pourra rejoindre, par la Casamance, la Guinnée-Bissau ou sa femme Zaïnab Suma est originaire. Et, ensuite partir en Afrique du sud où l’attend le président Zuma ».

Une information qui, malheureusement n’existait que dans la tête de cet opposant. Comme l’affaire du supposé blocage de vol.

Le Sénégal et le blocage du vol de Jammeh

Tout comme la supposée fuite, l’affaire du vol que le Sénégal aurait refusé au président Jammeh n’est que de l’intox. Certainement sous le coup de l’euphorie de la victoire d’Adama Barrow, un opposant du régime de Jammeh a fait une sortie pour dit-il remercier le Sénégal qui aurait refusé le président de survoler son territoire. Une information balayée d’un revers de la main par le ministère sénégalais des affaires étrangères.

Selon le ministre Mankeur Ndiaye, la Gambie n’a jamais saisi le Sénégal d’une demande de survol du territoire. De l’intox, il n’en manque pas à l’issue de ce scrutin présidentiel.

Présidence de la commission de l’UA, le Sénégal et le Kenya se bousculent chez Kaboré

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré attire l’attention des candidats à la présidence de l’union africaine. Le président burkinabé a reçu en audience les délégations sénégalaises et kenyannes.

James W. Macharia, un envoyé spécial du Président Kényan Uhuru Kenyatta, venu solliciter son soutien pour l’élection de son candidat à la présidence de la Commission de l’Union africaine.

Au cours de la même journée, informe Koaci, le président Kaboré a reçu M. Abdoul Aziz Tall, ministre auprès du Président de la République en charge du Plan, Sénégal Emergent, et envoyé spécial du Président Sénégal dont le pays présente également un candidat à la tête de la Commission de l’UA.

Le Kenya présente un candidat pour la présidence de la Commission de l’Union africaine, en la personne du Dr Amina Mohammed. Alors que pour le Sénégal, le président Macky Sall bat campagne pour le professeur Abdoulaye Bathily.

Les chefs d’Etat africains éliront en janvier 2017 à Addis-Abeba (Ethiopie) la personne ou la femme qui succédera à la Sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma à la présidence de la Commission de l’UA.


Source : Afrique360

Afrique360

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