Noel et réveillon : Sans pétard

L’utilisation des feux d’artifices trouble l’ordre public. Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile (MSPC) l’a rappelée le 9 décembre par son conseiller technique Bakoun Kanté, en présence de l’Association des commerçants détaillants du Mali.

Pour la cinquième année consécutive, l’utilisation des feux d’artifices est interdite dans notre pays. Elle constitue un danger pour la sécurité des populations, au regard, particulièrement, de la situation sécuritaire que prévaut dans le pays. C’est ce qu’a déclaré vendredi à la presse le commissaire principal Bakoun Kanté, conseiller technique au MSPC.

Les feux d’artifices peuvent prêter confusion et faire croire à une attaque terroriste et vice versa. Selon M. Kanté, le code pénal, en son article 325 alinéa 20, interdit, sous peine de contravention, l’utilisation des feux d’artifices.

” Assister à un spectacle pyrotechnique présente des risques pour l’ouïe. Lors d’un feu d’artifice, le son atteint environ 160 décibels alors que le seuil du danger se situe à 90 décibels et celui de la douleur à 120 décibels. A ce niveau, il y a un risque de surdité, de perte auditive avec une déchirure du tympan par exemple ou encore de trouble auditif comme des acouphènes, c’est-à-dire la perception de bruits parasites. De plus, le bruit peut être une source de stress. Le stress peut provoquer la sécrétion d’un neurotransmetteur appelée catécholamine”, précisé M. Kanté.

En plus de l’aspect sécuritaire, les fumées des feux d’artifices peuvent avoir des conséquences sur le corps humain, car, explique le commissaire principal Bakoun Kanté, elles sont constituées de particules fines. Ces dernières peuvent pénétrer dans les voies respiratoires et engendrer des complications chez les personnes présentant des maladies chroniques comme les asthmatiques. De plus, la longue exposition aux particules fines peut exposer à des maladies comme le cancer de la thyroïde.

Pour sa part, le président de l’Association des commerçants détaillants du Mali, Cheick Oumar Sacko, a témoigné que c’est la toute première fois, que “nous sommes ainsi associés à un tel débat. Ceci nous honore. Nous sommes là pour témoigner quelque chose. Nous sommes le messager et nous passerons le message”, a assuré Cheick Oumar Sacko, le président de l’Association des commerçants détaillants du Mali.

Il faut noter que l’objectif de cette rencontre était d’informer les commerçants des mesures de sécurité à l’occasion des fêtes de fin d’année en ce sens qu’ils demeurent des acteurs importants de la lutte contre l’utilisation des feux d’artifices.

Hawa Sy

Source : aBamako

aBamako

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