Vè congrès ordinaire : Le MPR réaffirme son ancrage dans la majorité présidentielle

Déjà à l’ouverture de ces assises politiques, le président du MPR a clairement invité ses camarades à «soutenir le président de la République dans la voie de la refondation et de la reconstruction de notre Armée, et du Mali nouveau, pour le salut de la Nation, jusqu’au terme de son mandat et dresser ensemble le bilan ». Ce soutien est un devoir national pour le MPR, martèle le Dr Choguel K. Maïga qui trouve que « face à l’Histoire, face aux dangers qui planent sur l’avenir de la Nation, nous ne devons nous tromper ni de combat, ni d’adversaires, ni de priorités. Tous les autres désaccords et incompréhensions avec le pouvoir en place, et il y en a, deviennent pour nous secondaires ».

Auparavant, à l’entame de ses propos, le chef du Parti du Tigre a tenu à indiquer à ses camarades que «le congrès du Parti, c’est d’abord les retrouvailles et la fête des militants, suivies d’intenses activités de réflexion pour évaluer le chemin parcouru et prendre des résolutions orientant l’action du parti pour les cinq années à venir. Cependant, le Congrès du Parti, c’est également un moment de recueillement ».

Le Dr Maïga a ensuite rappelé que le 4ème Congrès, tenu en décembre 2011, avait été placé sous le signe de « la maturité et du sursaut militant ». De cette période à nos jours, le cours de l’histoire a imposé d’autres défis aussi bien pour le MPR que le Mali, a souligné le premier responsable du Parti du Tigre. Selon lui, «les enjeux et les priorités ont fondamentalement changé. En effet, depuis le lendemain du dernier Congrès, c’est-à-dire dès janvier 2012, notre pays fait face à une succession d’évènements, plus tragiques les uns que les autres pour l’avenir, voire pour l’existence même de la Nation malienne : une guerre imposée, un coup d’Etat militaire, l’occupation de plus des 2/3 du territoire national, l’intervention de la Communauté internationale, la partition de fait du Mali, la signature de l’Accord de Ouagadougou et celui issu du processus d’Alger. La paix et la stabilité ont cédé le pas à la crise, la plus aiguë de notre histoire contemporaine ». De ce fait, estime Choguel K. Maïga, « le vœu le plus ardant de tout patriote est qu’une solution satisfaisante lui soit trouvée, dans les meilleurs délais. Or, aujourd’hui, cinq années après le déclenchement de la crise, aucun signe de sortie à brève échéance n’est en vue ».
Toutefois, le président du MPR se réjouit de la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation qui « a suscité de l’espoir ». En effet, tous les acteurs de la crise, comme toutes les parties qui se sont impliquées pour son éradication, ont retenu le principe de l’unité et de l’intégrité de notre territoire, ainsi que la laïcité de l’Etat malien ». En son temps, rappelle le Dr Choguel K. Maïga, le MPR a clairement exprimé sa faveur pour cet Accord et a donné les motifs de sa satisfaction. «Cependant, aujourd’hui, en dépit des discours rassurants, aussi bien au Mali, en Afrique qu’au Conseil de Sécurité de l’ONU, nous devons rester lucides et conscients que de graves menaces continuent de peser sur l’unité, l’intégrité et l’indépendance de notre pays», a préconisé le Dr Maïga. Pour lui, « plus que jamais, le peuple malien doit redoubler de vigilance ». C’est pour cette raison que le MPR a placé les assises de son 5e congrès sous le signe de la « reconquête de la souveraineté nationale et la libération totale de la patrie ». Pour cela, le sujet de préoccupation majeure de toute Malienne et de tout Malien doit être le devenir de la République du Mali, a souhaité le président du Parti du Tigre.

Evoquant l’état du parti, le président du MPR dresse le constat suivant : «nous avons, depuis notre 4e Congrès ordinaire, connu trois consultations électorales : présidentielle, législatives et, récemment, communales. Les résultats de ces élections, même s’ils ne nous donnent pas entière satisfaction, montrent que le MPR est un Parti d’envergure nationale, présent dans toutes les Régions du Mali, un Parti qui vit intensément, qui participe activement à l’animation de la vie politique et à l’approfondissement du processus démocratique, encore fragile dans notre pays ». Donnant ce satisfecit aux militants et aux cadres de sa formation politique, Choguel Kokalla Maiga note qu‘ « incontestablement, le MPR compte aujourd’hui, parmi les partis majeurs en République du Mali ». «
Le Dr Maïga est également revenu sur la réconciliation nationale.

C’est « un concept cher au MPR » ; a-t-il fait remarquer en rappelant que «de notre accession à la souveraineté nationale et internationale à ce jour, en cinquante six ans d’histoire, notre pays a connu trois Républiques, un régime d’exception et deux régimes de Transition. Beaucoup de Maliens restent encore marqués par les divergences et clivages nés de l’appartenance à tel ou tel régime politique ». A cause du caractère souvent violent de ces changements, « au lieu de transition dans la paix et la concorde, l’évolution politique au Mali s’est faite dans la douleur, exacerbant les antagonismes entre courants politiques», regrette le président du MPR. D’où cet appel : «sans réconciliation, pas d’union nationale. Or, sans union nationale, pas de solutions viables au principal danger qui guette notre pays : le risque réel de remise en cause de son unité et sa partition ».

Source : aBamako

aBamako

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