21ème session de l’espace d’interpellation démocratique : Un fiasco

La dynamique enclenchée par l’Espace d’Interpellation Démocratique (EID) en vue de susciter un intérêt plus grand et plus soutenu de nos concitoyens  ne produit plus les effets escomptés parce que les attentes de la population  ne sont pas toujours comblées. C’est pourquoi la 21ème  session de l’EID a été boycottée par la population faisant ainsi de l’espace une coquille vide. Selon Me. Moctar Mariko, président de l’AMDH, comme martelé à la session précédente de l’EID, « nos organisations demeurent de plus en plus sceptiques quant à la portée et l’impact de l’EID sur le respect des droits de l’homme, l’Etat de droit  et de la démocratie au Mali ». Certes, l’exercice  en soit demeure capitale dans l’affirmation de la démocratie avec ses corollaires, des libertés fondamentales et la libération de la parole, mais malheureusement la montagne accouche toujours d’une souris. Plusieurs interpellations légitimes reviennent à plusieurs reprises. Toujours aux dires de Me. Mariko, « il est très fréquent que l’immense majorité des dossiers retenus pour suite à donner sont en souffrance. Si certains dossiers lus bénéficient des réponses immédiates et des promesses, il nous est revenu de constater qu’à part l’effet d’annonce aucune autre suite n’est accordée à ces dossiers ». A titre d’illustration le président de l’AMDH a cité le célèbre dossier, « habitants de Sotuba et ville CAN » contre Alain Achcar, SODEMA dont le projet d’installation met en danger la vie des citoyens. « Les autorités politiques avaient sommé d’arrêter les travaux, mais jusqu’à ce jour rien n’évolue, pire ces installations sur le passage de l’eau causent des inondations. Nous craignons que cela entache la crédibilité  de cet espace unique », a-t-il déploré avant de dire qu’il convient de revoir et de repenser la méthode de suivi des recommandations de l’EID, de renforcer l’indépendance du Médiateur avec plus de volonté politique pour redorer le blason de l’Espace. Pour conclure, Me. Moctar Mariko a espéré qu’à la prochaine session les interpellations légitimes et fondées des citoyens ne reviennent plus. Le cas échéant, les organisations de la société civile prendront leur responsabilité face à l’EID.

La Rédaction

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