Détournement au RPM : Plus de 2 000 000 de francs CFA des frais de campagne du parti, subtilisés par Le Secrétaire Général de la Section RPM de Kolokani.

Le courant ne passe plus entre la Section du Rassemblement Pour le Mali (RPM) de Kolokani et ses Sous Sections des différentes communes du cercle. Et pour cause, une affaire de deux millions deux cent milles (2200000) de nos francs que le Secrétaire Général Diorè Diassé Traoré aurait dérobés.
Les faits remontent aux récentes élections communales. Le Bureau Politique National du RPM aurait envoyé cinq cent milles francs (500000) à chacune des Sous Sections RPM du pays. Cet argent avant d’atteindre les Sous Sections devraient transiter par les Sections, organes de tutelle des Sous Sections.
Ces Sections, à leurs tours, remirent les sous aux Sous Sections, sauf la section de Kolokani, qui au lieu de 500 000f par Sous Section, a remis 300 000f à chacune. Ainsi les 11 Sous Sections du cercle de Kolokani se sont vues amputées 200 000f chacune de leurs frais de campagne, ce qui fait un total de 2200 000 f volatilisés. Les réclamations des Sous Sections des reliquats auprès du Secrétaire Général Diorè Diassé Traoré furent immédiates. Mais elles sont restées jusqu’ici vaines.
A certaines Sous Sections, Monsieur Traoré aurait promis de payer leur reliquat, à d’autres il leur demande d’aller se plaindre là où elles veulent. Quand à la direction du parti, elle aurait donné l’ordre au Secrétaire Général de remettre les Sous Sections dans leur droit dans un bref délai. Jusqu’où ira la patience des Sous Sections ? En tout cas, 2200000f de moins sur un budget de campagne, ne peut être sans effet sur les résultats.
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Education de base : L’école fondamentale de Tamani se meurt
A moins d’une décision politique courageuse, l’école fondamentale de Tamani Soba dans la commune rurale de Nossombougou va à vau-l’eau. Et pour cause l’école appartient à la commune de Koula, mais est située dans une autre commune, celle de Nossombougou. Ainsi le bicéphalisme dans la gestion de cette école a conduit à son abandon par toutes les deux communes.
Manque de personnel enseignant, baisse du taux de fréquentation, dégradation des infrastructures, voici le tableau sombre de l’école de Tamani, qui officiellement n’est pas son école. Le problème découle des années de la décentralisation où le village de Tamani Soba dans l’arrondissement de Nossombougou fut retenu dans la commune de Nossombougou. Mais son bien, son école fondamentale, ne l’a pas suivi dans le transfert. Erreur ou fait à dessein, l’école a été enregistrée au nom d’une autre commune, celle de Koula.
Et depuis, la gestion de l’école a commencé à tourmenter les esprits. Le cap de Nossombougou n’ayant désormais pas la compétence sur cette école reste muet aux sollicitations des villageois. La commune de Koula, qui officiellement est propriétaire de l’école n’en soucie guère, l’école n’étant pas sur ses terres. Voici une école devenue orpheline, et du coup des enfants de ce gros village. Comment sont nos écoles qui ont des propriétaires, à fortiori celle qui n’en a pas ? Dès lors le personnel enseignant n’est plus envoyé à Tamani Soba, encore moins des fournitures.
Les classes se ferment les unes après les autres. Les démarches des villageois auprès des autorités scolaires et communales des deux communes sont restées jusque là vaines. Si rien n’est entrepris urgemment, la fermeture totale se dessine, sevrant, du coup, l’un des plus gros villages de la commune de Nossombougou d’une école.
Sidi DIARRA

Source : aBamako

aBamako

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