Mot de la semaine : Maouloud

La communauté musulmane du Mali a fêté le 11 décembre 2016, le Maouloud ou la naissance du Prophète Mohamed, PSL, dans la communion, le recueillement et la mobilisation générale des fidèles autour de leurs guides spirituels. Parmi ces guides de la Oumma islamique au Mali, c’est Chérif Ousmane Madani Haidara qui crée la sensation, impose le respect et réussit à convaincre des milliers de fidèles. Son audimat non seulement s’accroit d’année en année, mais afflue de par le monde pour venir écouter son message. Le cas Haidara se passe de tout commentaire. Son osmose est devenue un phénomène que personne ne peut expliquer.

Qu’est-ce que le Maouloud ? Que fait concrètement l’Etat pour accompagner le guide d’Ançar-El Eddine qui peut contribuer fortement à la création d’emplois ? Au-delà de la fête traditionnelle musulmane, M. Haidara ne doit-il pas bénéficier de l’accompagnement des hautes autorités du pays pour qu’il s’implique davantage dans la résolution des problèmes du pays ?

« La Nuit de la Naissance du Prophète Mahomet (Paix et Salut sur Lui) est communément appelée Mawlûd dans le monde Musulman. Elle survint exactement une nuit de lundi, 12ème  de Rabîcul Awwal, troisième mois du calendrier Hégirien, correspondant à l’an 570 du calendrier Grégorien.

Cette Naissance eut lieu dans un contexte historique et géopolitique sans précédent. Elle survint dans un monde enténébré et plongé dans une ignorance profonde de DIEU. Les peuples avaient oublié les messages des Prophètes envoyés auprès d’eux, s’adonnant à des pratiques dignes du paganisme et de l’animisme qui les éloignaient de plus en plus de DIEU. Dans un tel contexte, la Naissance du Prophète à propos de qui DIEU dit : Nous ne t’avons envoyé que comme Miséricorde pour les mondes”».

Il est du devoir de l’Etat de créer les conditions d’un accompagnement des dignes fils du pays qui se font remarquer dans leurs domaines d’activités. Chérif Ousmane Madani Haidara en est l’exemple.  Il passe aujourd’hui pour le « Prophète noir » tant par sa capacité de mobilisation que par son influence et surtout son ascendance sur ses fidèles.  Il  est le seul aujourd’hui au Mali et probablement en Afrique, qui peut remplir deux fois par semaine n’importe quel stade pour ses prêches. Comment peut-on alors rester indifférent à un tel guide ? Pas en tout cas au nom de la laïcité, c’est certainement à cause de ses diatribes contre les dirigeants. Ses détracteurs disent qu’il ne serait pas le plus instruit et s’interrogent en même temps comment arrive-t-il à mobiliser une foule aussi immense ? La réponse est à chercher dans son courage, la clarté de son message et surtout son regard critique vis-à-vis de la mauvaise gouvernance. Chérif Ousmane Madani Haidara a bâti sa réputation par ses prises de position courageuse à une époque où personne n’osait contredire les princes du jour, chaque fois qu’il s’est agi de la défense des démunis et des laissés pour compte du système.

En somme, le modèle d’organisation réussi par le Guide Spirituel des Ançares doit inspirer nos gouvernants si tant est qu’ils se soucient du progrès et de l’épanouissement de leurs concitoyens. Chérif Ousmane Madani Haidara mérite tous les honneurs, toutes les décorations et tout l’accompagnement de l’Etat pour que son Association sorte de la gestion artisanale pour devenir un modèle d’entreprise « Made in Mali » de mobilisation citoyenne pourvoyeuse d’emplois. C’est l’occasion pour l’Etat d’expérimenter avec lui la faisabilité de la mise en place de la première banque islamique du pays digne de ce nom.

Youssouf Sissoko

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Source : Maliweb

Maliweb

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