Deux présumés jihadistes arrêtés à Bamako

Les Forces de sécurité maliennes ont arrêté ce week-end deux jihadistes à Bamako. Tous deux appartiendraient à Ançardine du Macina. Cette arrestation est considérée, selon les spécialistes, comme une prise de grande importance surtout à quelques jours des fêtes de fin d’année. Les explications avec Idrissa Sako.

Des éléments de la Sécurité d'Etat ont arrêté dimanche les deux présumés jihadistes dans une mosquée située dans un quartier populaire de Bamako.

Boubacar Cissé alias Boury et Souleymane Barry sont considérés comme deux des lieutenants du prédicateur Amadou Kouffa, allié du Mouvement Ançardine du Macina.

Boubacar Cissé, occupait une fonction de logisticien en fournissant des groupes de la mouvance jihadiste en panneaux solaires, pièces détachées de motos, véhicules ainsi que des denrées alimentaires. Selon les services de sécurité, il jouait également le rôle de médiateur pour la libération des otages locaux enlevés par les groupes terroristes. Étroitement surveillé par les agents de la Sécurité d’État, il a fini par être arrêté dimanche.

Souleymane Barry, son complice, également intercepté par les services de la sécurité était considéré comme un membre actif d’une secte à Mopti où il avait un rôle de recruteur. Il participait également à l’endoctrinement des jeunes talibés.

Tous deux sont actuellement entendus par les enquêteurs de Sécurité d'Etat.

Pour Serge Daniel journaliste écrivain et spécialiste des questions de sécurité cette arrestation prouve que la lutte contre les jihadistes fonctionne et produit des résultats. Idrissa Sako l'a joint au téléphone.

"Alors parmi les deux personnalités, il y en a un qui s’appelle Boucary Boury Cissé. Ce sont des logisticiens du prédicateur radical Amadou Kouffa. Ils sont présentés comme ça. Donc, ce sont des prises importantes si c’est confirmé effectivement que ce sont des proches d’Amadou Kouffa qui est un prédicateur radical comme vous le savez. Ça veut dire que malgré tout, il y a la lutte contre les jihadistes, et ça fonctionne, et il y a des résultats. C’est une épine de moins, et ça permet surtout, quand on les arrête vivants, on les fait parler et lorsqu’ils parlent, ça permet d’avoir des nouvelles informations, des informations plus précises sur le mode de fonctionnement de ces jihadistes et ça permet aussi d’anticiper".


Source : Africatime

Africatime

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