Secteur minier au Mali: Les professionnels s’organisent pour défendre leurs intérêts

Une association des professionnels du secteur minier au Mali vient de voir le jour. Il s’agit du Groupement des professionnels du secteur minier au Mali (GPSM). Il a été porté sur les fonts baptismaux le 10 décembre dernier, au CNPM. Ce fut lors d’une assemblée générale constitutive à laquelle ont pris part toutes les branches d’activité du secteur des mines dans notre pays. Il s’agit de la recherche et l’exploitation industrielle, la sous-traitance, l’artisanat minier et les matériaux de construction.

A la fin des travaux de cette assemblée, un bureau de 16 membres a été mis en place, dirigé par Mahamadou Samaké du secteur de la recherche et de l’exploitation industrielle. Il est assisté par trois autres que sont Issa Sidibé, premier vice-président, Ibrahim Kantao, 2e vice-président, et Ousmane Sissoko, 3e vice-président.
Au début des travaux de cette rencontre, les participants ont mis en place deux commissions pour la relecture des statuts et du règlement intérieur provisoires. Ces deux commissions y ont apporté des amendements nécessaires. Et à la fin, ces deux documents ont été adoptés par acclamation.
S’adressant à l’assistance, le président élu a d’abord remercié les participants pour la confiance placée en lui et aux autres membres du bureau. Il a pris l’engagement au nom du bureau d’atteindre les objectifs que le groupement s’est fixés. En effet, le GPSM se propose de représenter et de défendre les intérêts économiques et moraux de ses membres à travers une participation active à la définition et à la mise en œuvre de la politique minière du Mali. Dans ce sens, il ambitionne de devenir non seulement une plateforme d’échange et de coordination entre les opérateurs du secteur minier, mais surtout l’organe de plaidoyer des opérateurs miniers pour le développement et la promotion du secteur des mines au Mali. L’organisation entend également utiliser les compétences et les capacités de ses membres pour fournir des services (information, conseils, assistance) à toutes les parties prenantes (ses membres, pouvoirs publics, communautés, etc.).
Selon le président, le bureau ne pourra réussir ces missions sans l’engagement de tous ses membres. Partant, il a rappelé les obligations de tout un chacun: respecter les statuts et règlement intérieur et s’acquitter de ses cotisations. Il a par ailleurs souligné que leur organisation n’est pas une chambre des mines. «Nous nous ne sommes pas une chambre des mines en tant que tel, mais nous sommes une association de professionnels qui est là, à côté de la Chambre, pour apporter aussi ses différentes idées. C’est en cela que je dis que nous ne constituons pas la chambre des mines. Nous sommes là-dans, parce que nous sommes dans le secteur des mines. Si la Chambre gère le secteur, nous sommes là-dans», a-t-il précisé, ajoutant : «nous avons pensé que le secteur minier a besoin d’être géré autrement. Vous voyez que le groupement que nous avons constitué fait appel à toutes les branches d’activité du secteur minier. Je pense que c’est sur cette base que nous pouvons arriver à une meilleure organisation. Donc, c’est cela l’objectif qu’on se fixe».
Le président Samaké a tendu la main, affirmant que le GPSM reste ouvert à tous ceux qui veulent adhérer sur la base des documents disponibles. «Tous ceux qui veulent venir, ils sont la bienvenue dans notre organisation », a-t-il déclaré.
Youssouf Diallo

Source : aBamako

aBamako

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