Société Ras Bath lors des meetings à Sogoniko et Torokorobougou: ‘’En cas du rejet de la motion, le CDR ne ménagera aucun effort, à travers ses meetings, pour inviter le peuple à s’ériger en sentinelle de la bonne gouvernance’

‘’Nous remercions vivement Me Mamadou Ismaël Konaté et son père moral, le Premier ministre pour leur contrôle judiciaire stupide sur le plan juridique, démocratique et moral qui me vise. Mais salutaire sur le plan du renforcement des capacités du Collectif pour la Défense de la République (CDR). Cela au regard des demandes massives de meetings dans les quartiers, l’adhésion massive des citoyens à ma cause, et l’audience des enregistrements audio et vidéos sur les réseaux sociaux’’. Voilà en substance les mots d’entrée de Ras Bath aux meetings tenus le week-end passé à Sogoniko et à Torokorobougou. Trois sujets furent abordés par Ras Bath : le dossier qui concerne sa personne, le pré accord sur l’immigration et la motion de censure.

En premier, la motion de censure. Pour Ras Bath elle est la bienvenue, et il trouve même qu’elle aurait dû intervenir depuis longtemps. Pour raison, dans la forme, la motion de censure est un exercice démocratique. Un véritable moyen efficace de contrôle de l’action et de sanction du gouvernement.

Ras Bath rappelle que le vendredi 16 décembre, 17 députés de l’opposition ont déposé une motion de censure contre le gouvernement de Van Djan sur entre autres : le communiqué conjoint ou pré accord signé avec l’Union Européenne portant sur le retour et la réadmission des immigrés maliens en situation irrégulière vivant en Europe, sur l’incapacité du gouvernement à juguler l’insécurité, à organiser des élections libres et crédibles, bref sur l’incapacité et l’incompétence du gouvernement.

“Le CDR soutient pleinement la motion de censure déposée par l’opposition, car elle est légitime et impérative “, a-t-il martelé.

Dans son style de choquer pour éduquer, Ras Bath dira que dans le Mali d’aujourd’hui, on n’a pas besoin d’être diplômé de L’ENA, de SORBONNE, pour constater que le fonctionnement de l’administration et la gestion des affaires publiques, se caractérisent par le manque de vision, le laxisme, le mensonge, la corruption et le népotisme. Les griefs évoqués par l’opposition dans sa motion de censure sont fondés et partagés par la majorité des Maliens.

Sur la question de l’immigration, malgré la volteface du gouvernement, sa volonté de se plier aux desiderata de l’Europe… afin d’expulser les Maliens était sans ambiguïté. Que le document conjoint soit un communiqué, ou qu’il ne soit pas un pré accord ou un accord importe peu. La seule mention dans le texte ou document de la possibilité du retour, de réadmission des Maliens constitue une raison de démission, un manquement grave à leurs (gouvernants) devoir de défense, de protéger les Maliens et leurs biens, à l’intérieur comme à l’extérieur. D’où la raison valable de sanction du gouvernement, seul responsable de cette forfaiture. Et l’opposition a le pouvoir et le devoir de contrôler et de sanctionner le gouvernement dans de pareils cas.

Sur l’incapacité de ce gouvernement à assurer la sécurité, selon BATH, le constat est patent et sans appel. Combien de Maliens ont cessé de s’acheter des biens de valeurs par peur d’être cambriolés? Combien de Maliens sont victimes de braquages, d’agressions physiques ? Combien d’attaques sont perpétrées contre les paisibles citoyens des régions du nord? Plus de 150.000 motos volées dans la seule ville de Bamako en 2015, plus de 1000 accidents dont le tiers décédé. Au Mali d’aujourd’hui, l’insécurité est devenue la règle et la sécurité l’exception. Pour preuve, les Maliens nantis, les travailleurs étrangers accrédités au Mali (Ambassade, ONG, etc.), ont recours aux agences de sécurité privée, de systèmes de surveillance vidéos et autres. Tandis que le citoyen lambda a recours aux gris-gris… Bamako est en passe de ravir de loin le palme de la criminalité devant les villes de Johannesburg, Rio de Janeiro. Pour Bath, ce gouvernement a atteint son seuil d’incompétence à assurer la sécurité de ses propres membres en témoigne le cambriolage du domicile du ministre de la culture.

En fin, sur le dernier point, et non moins important, l’incapacité d’organiser des élections crédibles, Ras Bath dit que ce fut la volonté délibérée du gouvernement du RPM, et non du Mali, de se faire autant de maires, de conseillers via l’achat de conscience, des bourrage d’urnes, de falsifications de PV possibles. En cela, le premier ministre, Van djan, fut d’un apport précieux et décisif et constitue, dans la phase du contentieux électoral, le valet décisif de légitimation de leurs résultats. Après 2012, personne au Mali, n’aurait parié que les élections seraient émaillées d’autant de fraudes massives, d’achat de conscience à ciel ouvert, et surtout sous la primature d’un ancien commis de l’administration, âgé de plus de 75 ans et qui avait promis dans sa DPG, la transparence et la compétence, a déploré Ras Bath.

Face à un public attentif, Ras Bath lors des deux meetings s’est dit réjoui de la motion de censure déposée par les 17 députés des formations politiques (ADP MALIBA, SADI,URD, et autres. ).

Le clou de son discours fut son appel aux députés de la majorité. Ras Bath dit qu’il sera surpris de voir une victoire du oui en faveur de la destitution du gouvernement. Les députés du RPM, à travers le bureau exécutif du RPM, savent qu’ils sont co-auteurs intellectuels et matériels des politiques initiées par ce gouvernement. Qu’ils sont complices de ses conséquences, par conséquent, passibles des mêmes sanctions. Qu’à cela ne tienne, Ras Bath les a exhortés, pour une fois, à une preuve de décence, du sens de responsabilité et de patriotisme en votant massivement oui pour la censure. Un vote contre la motion de censure serait synonyme de caution de l’insécurité dont sont victimes les Maliens, de l’expulsion des Maliens, et de la fraude des élections en vue dont celle du maire central’’, a fait remarquer Ras Bath.

‘’Nous allons suivre le vote de la motion de censure et nous tirerons toutes les conséquences des résultats du vote. En cas du rejet de la motion, le CDR ne ménagera aucun effort, à travers ses meetings, pour inviter le peuple à s’ériger en sentinelle de la bonne gouvernance’’, a-t-il conclu.

Kèlètigui Danioko

Source : aBamako

aBamako

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