2ème Convention Nationale du parti FARE ANKA WULI : «Le déficit de confiance érode dramatiquement l’espoir de lendemain meilleur… », dixit le président Modibo Sidibé

C’est le samedi 17 décembre dernier, que c’est tenue la 2ème Convention nationale des FARE ANKA WULI. C’était à la Maison des Aînés avec la participation du SEN (Secrétariat Exécutif National), des délégués de l’intérieur et de l’extérieur et des partis amis.

Quelques semaines après la tenue des élections municipales, cette 2ème convention nationale à examiner la problématique de la transparence des élections, scruter la situation du pays ,évaluer le parcours du parti et surtout faire le point de la gouvernance actuelle de notre pays, qui est plus que jamais dans l’expectative sans grand espoir, car selon le président « gouverner c’est créer la confiance… »
Dans son allocution d’ouverture, le président Modibo Sidibé après les salutations d’usage, a félicité l’engagement militant des élus FARE qui à l’issue de cette élection communale controversée sont arrivés à se faire élire dans un environnement ou l’argent était au cœur des manœuvres politiques. Alors, le président propose une union sacrée des partis pour trouver des solutions, car face à l’ampleur de la fraude, il est évident qu’une réforme fondamentale de la loi électorale s’impose. Il est fondamentale de procéder très rapidement à cette réforme de la loi électorale gage de stabilité et de sécurité pour notre pays, car il est apparu dans une certaine unanimité que les légèretés de cette loi peuvent porter des préjudices à la stabilité du pays.
Pour le président Sidibé : « gouverner c’est créer de la confiance…cette confiance ne se nourrit pas de mesures spectacles, alors la paupérisation s’accentue, la situation difficile que nous vivions avant 2015 s’est fortement dégradée… ». Alors les Maliens se posent des questions. À quelques encablures de la fin du mandat, ou l’année 2016 était assez stratégique pour entamer des réformes majeures de refondation de l’État, c’est toujours le statu quo, sans cap, sans clarification sur les réformes à entreprendre comme : la révision constitutionnelle, le dialogue national, les élections régionales, l’accord et ses délais. Pour le président Sidibé, la désillusion gagne du terrain, les Maliens sont de plus en plus désemparés car les formidables opportunités offertes aux gouvernants pour redorer leur blason ont toutes été gâtées, alors c’est le pilotage à vue sans horizon défini.
De nos jours, il est évident que la morosité économique est un fait, dans notre pays. Pourtant, les gouvernants brandissent toujours le taux de croissance de plus de 5% et la coopération avec le FMI comme preuve de la bonne tenue de l’économie nationale. La lutte contre la corruption doit aussi être une priorité dans la dynamique de la refondation de la maison Mali, surtout face aux scandales à répétition qui depuis le début du mandat éclaboussent la république. Le président avant de terminer son propos a aussi abordé les questions de la dignité des migrants, l’immobilisme du gouvernement, les marchands déguerpis des abords des goudrons, l’insécurité, l’inertie de la diplomatie…
Il s’agit pour les Maliens d’entamer une transformation individuelle pour que enfin, notre pays emprunte le chemin de sa refondation et de la relance, avec comme canal le dialogue national, seul espace qui peut permettre au pays de sa prendre et de commencer à espérer.
Auparavant, le président du mouvement des jeunes M. Amadou Clissé, avait décrié l’ambiance de vol et de tricherie qui avait caractérisé le dernier scrutin communal tout en demandant aux jeunes FARE plus d’engagement et de patriotisme, car le pays vit une crise morale sans précédent, où l’on en tendance à tout résumer à l’argent. Alors pour M Cissé, il est clair que de par le degré de pourrissement de la situation dans notre pays, l’alternance est en marche et le président incarne l’ensemble des espoirs du peuple qui avait été trompé.
Pour la présidente du mouvement des femmes, il s’agit de poursuivre les efforts afin de continuer à organiser les femmes dans la perspective de la tenue prochaine du congrès qui va consacrer l’atteinte des objectifs. C’est pourquoi le mouvement des femmes va poursuivre les différentes initiatives de soutien aux femmes à travers les formations et l’appui au micro-crédit.
L’une des résolutions fortes de cette 2ème convention nationale est l’invitation faite au gouvernement d’organiser dans les plus brefs délais le retour du président ATT, tout en donnant aux forces de défense et de sécurité les moyens adéquats pour la défense du territoire national…..
Adama Coulibaly

Source : aBamako

aBamako

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