Les FARE ont été en compétition dans 243 circonscriptions et ont enregistré 2015 maires et 10 conseillères

L’information a été donnée par M. Modibo Sidibé, président des Forces Alternatives pour le Renouveau et l’Emergence (FARE Anka-Wilu) lors de la 2ème convention nationale. C’était le samedi 17 décembre 2016 à la Maison des Aînés. D’entrée de jeu, Amadou Cissé, président de la jeunesse des FARE dira qu’à l’instar de la jeunesse malienne, celle de son parti est confrontée à d’énormes problèmes. Notamment l’absence de perspectives pour la jeunesse en proie à un chômage endémique favorisé par le népotisme et le clientélisme dans la gestion des affaires publiques. Ce qui, selon lui, conduit aujourd’hui au délitement du tissu social et à la paupérisation accrue des couches sociales les plus défavorisées.

A sa suite, le président du parti Modibo Sidibé expliquera que cette convention est l’occasion d’évaluer le parcours des FARE depuis la première convention, l’état du parti, de scruter la situation du pays et de tracer les perspectives. « La problématique des élections transparentes et équitables s’impose à nous devant le triste spectacle des récentes élections municipales. », a indiqué Modibo Sidibé. Qui ajoutera : « Depuis décembre 2015, date de notre première convention nationale, le contexte que nous trouvions difficile s’est fortement dégradé. ». A en croire l’ancien Premier ministre, « gouverner, c’est créer la confiance. La confiance ne se nourrit pas de mesures spectaculaires, elle ne nait pas non plus de l’éloignement des préoccupations de notre quotidien. Et le déficit de confiance érode dramatiquement nos espoirs de lendemain meilleur. ».

Il a déploré la situation des populations du centre du pays et du septentrion qui ne disposent plus d’espaces économiques et qui souffrent de l’absence ou de la faiblesse des services sociaux de base. Car l’administration n’y est pas déployée à hauteur de responsabilité de l’Etat. « Nous indiquions en décembre 2015 que l’année 2016 qui nous porte au-delà du mi-mandat est cruciale pour notre pays et nous ne pensions pas si bien dire ! Tant l’année 2016 qui était stratégique pour redonner du sens à l’action gouvernementale, pour dévoiler les réformes majeures à conduire a été dilapidée par des actions erratiques sans aucune vision ni volonté réformatrice, encore moins un agenda politique clair et réalisable autour de l’accord et de ses délais», a regretté Modibo Sidibé, pour qui, c’est le chemin vers l’inconnu.

Source : aBamako

aBamako

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