Vote du Budget d’État à l’Assemblée Nationale : Pourquoi le « oui » ?

Beaucoup ont suivi l’actualité parlementaire la semaine dernière avec intérêt, mais également interrogations, puisqu’il s’agit du passage du ministre des Finances devant la Commission budgétaire. Avec intérêt parce que c’est pour la première fois que les membres du gouvernement d’IBK font ce genre d’exercice qui impose la maîtrise des données contenues dans leurs budgets respectifs.
Mais pour ce coup d’essai, ce fut un succès pour les membres du gouvernement. La plupart des présidents d’institution de la République n’étaient pas à leur première expérience et leur prestation avec réussite ne surprend personne. La Commission budgétaire, présidée par le député Abidine Koumaré, n’a visiblement pas eu de difficultés pour comprendre le budget de l’État, exercice 2017. Il était cependant question de le soumettre à l’examen de tous les députés, au cours de la plénière du jeudi 15 décembre dernier.
Au regard de l’ambiance qui a prévalu lors des travaux en commission, tout porte à croire que c’est un « oui » qui a sanctionné ce dernier examen. Ce qui confirme tout le bien qu’on pense du ministre de l’Économie et des Finances, Boubou Cissé, et des cadres de la Direction générale du Budget. Le travail titanesque abattu pour décliner les orientations de ce budget a commencé par porter ses fruits quand le ministre des Finances s’est présenté devant la Commission pour annoncer les couleurs.
Le jeune ministre Boubou Cissé a sorti le grand jeu face à des députés remuants et accrocheurs, qui portaient des doutes et manifestaient la méfiance sur le montant, parce que convaincus que le gouvernement d’IBK n’a pas les moyens de ses ambitions dans un contexte de récession économique et d’une situation inconfortable dans laquelle certains pays frontaliers se sont retrouvés. Or, leurs craintes et doutes n’étaient pas justifiés.
Le projet de loi de finances est certes très ambitieux, mais il est réaliste, a démontré le ministre Boubou Cissé. Plus de 1000 milliards de francs Cfa pour les dépenses de service et de fonctionnement, un peu plus de 800 milliards d’investissements dans les projets structurants et de développement, le gouvernement a affiché ses ambitions pour relancer l’économie malienne.
Pour toutes ces raisons, la loi de finances, gestion 2017, a été votée par les députés. Et déjà, les vents tournent en faveur de l’Exécutif, puisqu’il a réussi à dissiper les doutes qui grandissaient dans les têtes. Si aux yeux des observateurs, le jeu était déjà fait, il n’a pas été exclu que des points d’achoppement aient été soulevés par les députés de l’opposition.
C’est par exemple, les différentes allocations budgétaires qui selon les groupes parlementaires VRD et ADP-Maliba/ Sadi, ne répondent pas, suffisamment, aux aspirations du peuple malien. Entre autres, les députés de l’opposition relèvent les questions de sécurité, l’absence d’une ligne budgétaire claire prenant en compte l’accompagnement des commerçants déguerpis pour leur réinstallation. Les opposants ont souhaité que ces points soient revus, mais le gouvernement y tient.
Et c’est pourquoi, le ministre de l’économie et des finances, le Dr Boubou Cissé, a martelé : « Ce budget 2017 est rigoureux et responsable parce qu’il respecte les grands équilibres macroéconomiques ».
Cyrille Coulibaly

Source : aBamako

aBamako

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