Négociations gouvernement-SNEC: Des résultats satisfaisants

Le Syndicat national de l’éducation et de la culture (SNEC) avait, en juin dernier, déposé sur la table du gouvernement une plateforme revendicative comportant 74 points parmi lesquels la formation et le maintien du personnel enseignant des écoles communautaires en son lieu de travail jusqu’à son intégration, l’intégration immédiate et définitive de tous les enseignants des écoles communautaires et des medersas dans la fonction publique des collectivités, le recrutement et la formation des professeurs de l’enseignement technique et professionnel, le respect du contenu du cahier des charges pour la création des écoles privées, l’octroi des primes de risques aux agents de l’éducation préscolaire et spéciale.
Les négociations entre le SNEC et le gouvernement avaient débuté en juillet dernier. Les travaux de la commission ont pris fin le mardi 13 décembre dernier. Après 3 mois de négociations, les résultats sont remarquables car les deux parties sont parvenues à s’entendre sur 57 points d’accord total et 2 points d’accord partiel. Cependant il reste encore 15 points de désaccord.
Lors d’une conférence de presse tenue jeudi dernier, le secrétaire général du SNEC, Maouloud Ben Kattra, a rappelé que les différents points de la plateforme revendicative prennent en compte les aspirations de l’ensemble des militants et militantes du syndicat. «Les enseignants sont parmi les agents qui font le gros travail de l’Etat. Ils ne doivent plus être chiffonnés, piétinés et être à la merci de tout le monde. Ils méritent des respects et des considérations et une attention particulière de tout le monde», a fait savoir Maouloud Ben Kattra. Il a invité les autorités scolaires et le gouvernement, notamment le ministre de l’Education nationale et son collègue du Travail, de la Fonction publique à travailler de façon collégiale afin d’harmoniser le travail, le salaire et les avantages des enseignants de la même catégorie.
«Nous voulons qu’un enseignant de la catégorie A ait les mêmes avantages qu’un agent de la présidence ou de la Primature de la même catégorie», a demandé Maouloud Ben Kattra. Il a révélé que 56 volontaires recalés du Diplôme d’études fondamentales (DEF) et des Instituts de formation des maitres (IFM) ont été recrutés comme enseignants pour servir à Kidal avec un salaire mensuel de 40.000 Fcfa, dont 10.000 sont pris en charge par les parents d’élèves. « Aucun enseignant du SNEC ne sera envoyé à Kidal tant que l’Etat n’y assurera pas sa sécurité », a martelé le syndicaliste.
S. Y W.

Source : aBamako

aBamako

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