Conseil de cabinet : Ecole, Emploi et recherche au menu

Le Conseil de cabinet s’est réuni hier à la Primature sous la présidence du Premier ministre, Modibo Kéita. A l’ordre du jour de ce Conseil, deux points essentiellement importants pour les secteurs de l’éducation, de l’emploi et de la recherche.
Faisant le compte rendu des travaux du Conseil, le ministre de l’Economie numérique et de la Communication et Porte-parole du gouvernement, Me Mountaga Tall, a indiqué que le premier point portait sur une communication relative au Programme intérimaire de relance du secteur de l’éducation et de la formation professionnelle avec son plan d’action 2015-2017. Selon lui, ce dernier programme vise à combler la période tampon entre deux programmes décennaux dont l’un (2000-2011) est arrivé à terme et l’autre qui doit démarrer en 2018.
De son point de vue, ce programme intérimaire se veut inclusif en ce qu’il inclut l’enseignement secondaire et la formation professionnelle. Ses objectifs sont d’améliorer la qualité des enseignements et des apprentissages, l’accès à l’éducation et le renforcement de la gouvernance. Cela, avec des outils institutionnels maternalisés par la mise en place d’un comité interministériel qui regroupe les représentants des ministères de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle. A cela s’ajoutent un comité de pilotage regroupant les secrétaires généraux de ces départements, un cadre partenarial regroupant les trois ministres et les partenaires techniques et financiers et une équipe technique avec les services centraux et décentralisés.
Il s’agit, selon le ministre Tall, de décloisonner ce qu’il y a à faire en matière d’éducation, de formation et d’emploi ; d’en avoir une mission holistique parce que de la maternelle à l’emploi, tout est incontestablement lié.
L’examen du second point de l’ordre du jour relatif à la Politique nationale de la science de la technologie et de l’innovation et le plan d’action de mise en œuvre 2017-2025, visait à identifier les difficultés auxquelles est confrontée la recherche et d’apporter des solutions.
L’exercice a permis au gouvernement de revenir sur les avancées et les problèmes de la recherche dans notre pays tel que cela a été présenté lors de la dernière rentrée universitaire.
Qu’il s’agisse des moyens financiers, de l’insuffisance des ressources humaines et le fait que la recherche demeure perçue comme une affaire de l’Etat seul alors que les privés y ont beaucoup à y gagner ou encore le fait que les résultats de la recherche ne soient pas suffisamment vulgarisés. Tous ces problèmes ayant été identifiés, le Premier ministre a souhaité qu’il y ait une cohérence dans l’action. Ce qui explique que le présent programme fera en sorte que chacun ne fasse pas sa recherche dans son petit coin. Il s’agit plutôt de mettre le tout ensemble pour porter au plus haut la recherche, a conclu le Porte-parole du gouvernement.

L. ALMOULOUD

Source : aBamako

aBamako

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