Sommet AFRIQUE-FRANCE de Bamako: Le pari de la mobilisation gagné

La réussite de l’organisation du Sommet Afrique-France augure à plus d’un titre que notre pays est plus que jamais de retour dans le concert des nations. Plus d’une trentaine de Chefs d’Etats et de gouvernements ont répondu à l’invitation du Président de la République du Mali Ibrahim Boubacar Kéita et son homologue français François Hollande à Bamako, les 13 et 14 janvier.

Bamako, la capitale du Mali a accueilli la France et l’Afrique les 13 et 14 janvier dans le cadre du 27e Sommet Afrique-France. Une rencontre de Bamako qui fut un succès du point de vue mobilisation de la population malienne mais aussi des pays africains et de la France autour du Mali.
La crise sécuritaire et institutionnelle dans laquelle le Mali vient de sortir, après d’intenses négociations sanctionnées par la signature d’un accord pour la paix et la réconciliation entre le gouvernement du Mali et les groupes armés sous l’égide de l’Algérie et de la communauté internationale, ne pouvait être en marge de la solidarité des pays africains et de la France.
Le Sommet de Bamako a démontré de la plus belle des manières que le président IBK bénéficie de la confiance et de la solidarité de ses amis pour relever définitivement les défis auxquels le Mali est confronté.
Pour IBK le Sommet de Bamako a été rendu possible grâce à ses pairs africains et français qui ont su manifester et témoigner la confiance et la solidarité en notre pays, malgré le contexte de crise difficile.
Une occasion toute trouvée pour le président IBK de s’acquitter avec fierté du devoir moral envers son homologue français, François Hollande, il lui a vivement rendu hommage pour sa franchise et sa loyauté envers l’Afrique, et pour avoir voulu et proposé l’organisation du 27e Sommet Afrique-France au Mali. « De tous les Chefs d’Etat français, François Hollande est celui dont le rapport avec l’Afrique aura été le plus sincère et le plus loyal », a indiqué le président IBK.
Ibrahim Boubacar Kéita a rappelé aussi que la décision prise par le président français le 11 janvier 2013 d’intervenir militairement dans le nord du Mali contre les groupes jihadistes a été salutaire pour le Mali. Car, celle-ci a stoppé l’avancée des troupes terroristes et neutralisé la menace qui pesait sur l’existence même de l’Etat malien, reconnait IBK.
Cette situation sécuritaire dans bon nombre des pays africains n’a pas été occulté par le président en exercice de l’UA, le président Tchadien Idriss Deby Itno, qui estime que l’Afrique est aujourd’hui l’espace où la paix et la stabilité sont les plus fréquemment menacées. A ses dires, le continent reste, en dépit de quelques éclaircies, un théâtre de crises et de conflits divers.
A ce tableau déjà sombre, s’ajoutent le terrorisme et la criminalité transfrontalière, les trafics des humains, la piraterie maritime, le commerce de la drogue et autres stupéfiants, le commerce illicite des armes, les financements occultes des déviances idéologiques les plus criminelles, les plus sordides.
Pour le Président Tchadien, tous ces vecteurs de la mort et de la désolation dont les premières victimes sont les populations civiles, les femmes et les enfants en particulier, appellent une solidarité agissante, forte et constante.
Malgré tout, Idriss Deby Itno soutient aussi que l’Afrique doit offrir une image du continent qui fait rêver sa jeunesse et la dissuader de continuer à emprunter le train de la mort, à travers une migration humiliante, dangereuse, aux retombées chimériques.
Drissa Tiéné

Source : aBamako

aBamako

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