Agriculture Ecologique et Biologique : Les paysans à l’école des experts

Les locaux de la société coopérative des exploitants des parcelles aménagées du périmètre de Samanko ont servi de cadre, le mercredi 12 janvier dernier, pour une rencontre initiée par le Réseau Malien des Transformateurs de Coton (REMATRAC Bio) dans le cadre du projet d’Agriculture Ecologique et Biologique (AEB). Un projet soutenu par les Chefs d’Etats Africains. La coordination dudit projet est confiée à l’Association des Organisations Professionnelles Paysannes (AOPP) tandis que l’IPR/IFRA de Katibougou est chargé du volet communication et information. Le REMATRAC Bio s’est vu confier le volet développement des marchés et la chaine de valeur du projet et l’IER de Sikasso s’occupe de la recherche, de la formation et de la vulgarisation.

L’objectif de cette rencontre était de partager avec les paysans venus de Koulikoro, des villages du cercle de Kati et de Samanko, les techniques de l’Agriculture Ecologique et Biologique (AEB) dont l’objectif est de protéger  l’environnement et préserver la santé des consommateurs, car hostile à l’utilisation d’intrants et autres pesticides nuisibles à la santé de l’homme et de l’environnement.

La rencontre a vu la participation d’Amadou K. Coulibaly, professeur d’enseignement supérieur à l’IPR/IFRA de Katibougou, spécialiste de la culture bio. Il était accompagné par Mme Maïga Diali Counda Basse du REMATRAC,  Siprien Dembélé de HELVETAS (une coopérative Suisse pour la promotion de la culture biologique) et par une dizaine de paysans venus s’enquérir des techniques de l’AEB.

D’entrée de jeu, Siprien Dembélé  et Mme Maïga Diali Counda Basse ont planté le décor de cette rencontre. Selon eux, l’objectif est de permettre l’appropriation par les paysans, de la pratique de la culture Bio pour le bien-être des populations.

Dr Amadou K. Coulibaly, pour sa part a rappelé l’historique du projet AEB et son importance pour la survie de l’environnement. Selon lui, le projet AEB est d’origine Kenyane et  soutenu par les Chefs d’Etats africains. Pour lui, il existe dans 8 pays africains. Et son le siège régional se trouve au Benin (Biovision). Au Mali dit-il, c’est l’AOPP qui est chargée de piloter le projet.

Cette rencontre était une belle occasion pour les paysans qui avaient déjà une certaine expérience dans la pratique de l’AEB de partager leurs expériences avec les nouveaux apprenants. La technique bio repose sur l’utilisation 100% des fumiers organiques. C’est-à-dire les excréments d’animaux et non les engrais ou autres pesticides.

Pour la technique de lutte contre les insectes prédateurs de plantes, le spécialiste de la culture bio, Amadou K. Coulibaly a invité les paysans à utiliser plusieurs variétés de plantes sur la même parcelle maraichère. Pour lui, chaque plante a une odeur particulière qui chasse  une catégorie d’insectes. Et en utilisant plusieurs types de plantes sur une même parcelle, cela peut aider à protéger les plantes. Mais en tenant compte de la spécificité de chaque plante.

Cette rencontre a également permis aux participants d’évoquer quelques problèmes qu’ils rencontrent dans la pratique de la culture bio. Parmi lesquels, les difficultés de la vente de ces produits. Selon eux, la vente des produits bio est très lente sur le marché car plus cher que les produits de la culture conventionnelle. D’où leur appel aux autorités afin qu’elles appuient l’initiative en créant des centres de ventes bio pour le bien-être des populations.

Les nouveaux apprenants de la technique dont Blaise Mousseini et Mamadou Diarra ont promis d’appliquer cette technique une fois de retour chez eux. Après les échanges, les paysans ont été invités à visiter des parcelles maraichères d’Abdoulaye Sacko qui utilise la technique AEB.

La rencontre a pris fin par les mots de remerciement de Mme Maiga Diali Counda  Basse du REMATRAC et d’Amadou K. Coulibaly à l’endroit des participants pour leur dévouement.

Après cette rencontre avec les paysans de Samanko, la délégation de l’IPR/IFRA s’est rendue à Ségou pour visiter le centre culturel N’Domo, toujours dans le cadre des activités du projet AEB. Là-bas, il était question de l’aspect écologique, c’est-à-dire la protection de l’environnement.

Modibo Dolo18


Source : Maliweb

Maliweb

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