Renoncement de Hollande au second mandat : IBK entre hommages et regrets

Face aux difficultés qu’il a eues dans la gestion des affaires de son pays, le Président français, François Hollande, a annoncé son renoncement à un second mandat. Une décision qui a séduit et écœuré IBK qui pourrait emboiter les pas à son homologue français, eu égard aux hommages qu’il lui a rendu.

Le 1er décembre 2016, le Président français, François Hollande, a annoncé officiellement son renoncement à un second mandat. Une décision qui s‘explique par son incapacité de pouvoir gérer efficacement les affaires de l’Etat et satisfaire les attentes du Peuple français ; notamment, renverser la courbe de chômage et assurer la stabilité économique. Une décision qui a impliqué, au moment de son annonce, le sommet Afrique-France des 13 et 14 janvier 2017 dans notre capitale qui sera le dernier auquel il participerait.

Cette décision, inhabituelle et unique dans l’Histoire de la politique française, a suscité des commentaires et débats non seulement à l’Hexagone, mais aussi en Afrique et singulièrement au Mali. Ici au Mali où certains médias sont montés au créneau pour demander au Président Ibrahim Boubacar Kéïta de faire comme son homologue et ami français en se retirant de la course de 2018 pour un second mandat.

Au regard de la situation, les faits qui ont poussé Hollande à ce désistement sont très minimes que ce qui prévaut au Mali d’IBK. Incapable de sécuriser son Peuple, puis ramener Kidal dans le giron malien, Ibrahim Boubacar Kéïta incarne, aux yeux de ses compatriotes, l’égocentrisme, la mégalomanie et le nabab.
Mais également la cruauté parce que amorphe et insensible face aux souffrances de son Peuple. Difficilement, le bas peuple arrive à obtenir les deux repas quotidiens alors que ses Ministres et lui-même nourrissent leurs chiens de la viande sans os.
Si cette décision a été saluée en Afrique, a dit IBK, pour avoir fait ce que les Peuples voudraient d’eux, voir concéder plus souvent le fauteuil présidentiel, c’est que le Chef de l’Etat a reconnu qu’à un moment donné, il faut préférer «le déchirement» pour soi-même, aux déchirements pour sa «famille politique».

Une décision salutaire

«Ce n’est, certes, pas à vous, Monsieur le Président, mon cher Homologue et frère que je ferais la désobligeance de rappeler que le jugement de l’Histoire prend parfois du temps à être rendu, mais, une fois tombé, il est sans appel et dure à jamais. Vous l’avez compris, Monsieur le Président, Cher François Hollande.
Nous sommes nombreux à penser que votre courage et votre désintéressement finiront par être reconnus. Et l’on saura admettre que vous avez, pour l’essentiel, agi au pouvoir avec honnêteté et droiture», a salué le Président IBK dans son discours d’ouverture du Sommet.

Les regrets d’IBK

IBK, en voyant son ami Hollande, partir en mai prochain, ne peut nourrir que des regrets. Car, c’est un des soutiens forts de son régime qui s’en va ainsi et il n’est pas sûr que le successeur de François lui vole au secours avec promptitude.

«Mais le temps semble capricieux et le jugement impitoyable, parce que, malgré des efforts attestés, vous n’avez pas opéré des miracles économiques, pas plus d’ailleurs que la plupart des nations en ces cinq dernières années.
Lorsque, dans les semaines et les mois à venir, les frémissements actuels des signaux économiques se feront plus vigoureux, peut-être, sera-t-il reconnu que ce sont là les fruits de votre travail», a regretté IBK.

La Rédaction

Source : aBamako

aBamako

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