Naufrage en Méditerranée : Près de 180 personnes disparues samedi dernier

Le naufrage de samedi au large des côtes libyennes a fait 4 morts et près de 180 disparus, selon les 4 survivants cités mardi par le Haut-Commissariat de l’ONU pour les Réfugiés (HCR) et l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM).

Le bateau, une barque à deux niveaux, était parti vendredi soir de Libye avec 180 personnes à bord, dont environ 70 femmes, ainsi des enfants, essentiellement Erythréens, Ethiopiens et Somaliens.

Pendant des heures, dans l’eau froide, les survivants, 3 hommes et 1 femme, ont vu leurs compagnons d’infortune lâcher prise un à un. L’un d’eux a raconté avoir tenté en vain de retrouver son épouse, puis avoir partagé son gilet de sauvetage avec une Somalienne qui, à bout de force, a finalement été emportée par les flots.

Les 4 survivants ont été sauvés samedi à 30 miles nautiques de la Libye, par le Commandant Bouan, un patrouilleur français engagé dans l’opération Triton de l’agence européenne de contrôle des frontières Frontex, qui les a ensuite confiés au Siem Pilot, un navire norvégien également intégré au dispositif Frontex.

Le Siem Pilot est arrivé lundi soir à Trapani avec ces 4 survivants et 34 personnes secourues sur une autre barque, mais aussi avec 4 cadavres retrouvés sur les lieux du naufrage. Ce naufrage porte à 226 le nombre de morts ou de disparus depuis le début de cette année en Méditerranée, presque tous au large de la Libye, selon le HCR, tandis que plus de 2 300 migrants sont arrivés en Italie cette année, les aléas de l’hiver ne semblant pas décourager les départs.

En 2016, les autorités italiennes avaient enregistré plus de 181 000 arrivées, tandis que le HCR avait recensé plus de 5 000 morts ou disparus en Méditerranée.

Paralysie dans les cours et tribunaux suite à la grève des magistrats

Le ministre de la justice doit démissionner

Incapable de résoudre la plus grave crise entre les magistrats maliens et le Gouvernement, le ministre de la justice doit tirer les conséquences de ce fait en présentant sa démission au Premier ministre. En effet, de mémoire d’homme, c’est toute première fois que les deux syndicats de magistrats de notre pays, le SAM et le SYLIMA, observent une grève d’une semaine et ensuite une grève illimitée sans interruption au Mali. Quel que soit la crise, les magistrats maliens et les autorités de notre ont toujours su s’entendre sur l’essentiel. Mais cette fois-ci, le problème semble être le titulaire du département de la justice, Me Mamadou I Konaté, certes un brillant avocat, mais qui ne rassure pas les juges de notre pays. En effet, les rapports entre Me Konaté et les magistrats ont toujours été tendus. Certains porteurs de robes noires lui reprochent le fait «qu’il regarde les magistrats de haut». C’est pourquoi, cette fois-ci, avec la détermination dont ils ont fait montre pour atteindre leurs objectifs, ce n’est pas sûr que le ministre Konaté parvienne à s’entendre dans ce climat de méfiance entre lui et les magistrats.

Pendant ce temps, c’est la paralysie totale dans les cours et tribunaux. Les candidats aux différents concours n’arrivent pas à se procurer les certificats de nationalité et le casier judiciaire. C’est la croix et la bannière pour ces candidats pressés de constituer leurs dossiers avant la date limite du délai de dépôt. Il n’y a plus de magistrats pour signer ces documents. C’est ce qui provoque un sérieux angoisse chez certains candidats qui craignent de ne pas pouvoir constituer leur dossier.

Youssouf Diallo

Source : aBamako

aBamako

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