Dossier criminel de Modibo Gamby : Qui veut étouffer l’affaire?

L’affluenza est un mot utilisé récemment comme argument de défense lors du procès très médiatisé d’un jeune américain de 16 ans, conduisant sous l’emprise de l’alcool. Ce dernier a en effet soutenu que la richesse de sa famille devait le dégager de la responsabilité d’avoir causé la mort de quatre personnes. Le jeune s’en est sorti avec dix ans de mise à l’épreuve et une thérapie (payée par sa famille), ce qui a provoqué la colère de nombreuses personnes qui considéraient que les juges s’étaient montrés inexplicablement cléments. L’affaire Modibo Gamby qui défraie la chronique actuellement dans notre pays connaitra-t-elle le même épilogue ? Même si comparaison n’est pas raison, des concordances troublantes exigent la vigilance dans ce dossier. De quoi s’agit-il ?

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Le terme “affluenza” est un néologisme américain formé de la contraction des mots ‘affluence’ et ‘influenza’, et défini comme : “Une douloureuse maladie contagieuse, transmise par la société et dont les signes sont un sentiment de remplissage, de dette, d’anxiété et de dégoût résultant de l’idéologie du ‘toujours-plus’.” Il n’est pas surprenant d’apprendre que dans ce monde, la richesse peut provoquer chez quelqu’un le sentiment que tout lui est dû. En tuant de façon atroce son propre rejeton, le richissime Modibo Gamby était-il animé de ce sentiment ? De l’avis d’une source proche de son entourage, la réponse est Oui. Sa tentative de se dérober à la justice depuis l’hôpital par des moyens peu catholiques en est la parfaite illustration. Après l’échec à ce niveau, les épris de justice avaient pensé que le boulevard était ouvert pour la justice, surtout après une médiatisation à la dimension de l’évènement. C’était mal connaître le puissant opérateur de Bazin qui a plus d’un tour dans son sac. En dépit de l’arrivée au pouvoir du président IBK, la nomination de Me Mamadou Konaté au Ministère de la Justice, la loi reste assujettie à l’argent. A ce jeu, ce sont les pauvres qui payent les peaux cassées.

Le flagrant délit

Claire comme l’eau de roche, l’affaire Modibo Gamby traine inexplicablement devant la justice. Les coups et blessures qui ont occasionné la mort du jeune Fodé Gamby l’auraient été administrés par son père avec l’aide de complices. Avaient-ils l’intention de donner la mort ? Selon un proche de l’entourage la préméditation ne fait l’objet d’aucun doute. Les faits remontent au 4 janvier dernier, quand le jeune Fodé rentre tôt dans la matinée d’une de ses virées nocturnes en état d’ébriété. Par malchance comme pour le voleur et le policier, il croisera son bourreau de père dans le couloir de la mort. Mis hors de lui-même, par cette scène dont il vient d’être témoins, le magna du Bazin qui a plus confiance à son argent qu’à la loi, perd la raison. La correction inoubliable qu’il a voulu administrer à son fils se terminera malheureusement en drame familiale. Car l’hémorragie interne qu’elle a occasionnée entrainera la mort prématurée de ce jeune de 22 ans. A l’hôpital, les médecins n’ont pu que constater le décès. Ainsi dans à la fleur de l’âge, Fodé fuit fauché par celui qui lui a donné la vie. Sa maman qui a également la nationalité belge aurait saisi l’ambassade pour que justice soit rendue.

Les tentatives d’étouffer l’affaire

Selon plusieurs sources, le principal suspect aurait tenté d’étouffer l’affaire depuis l’hôpital. En attendant, les résultats complets de nos investigations de ce côté, toujours est il que cette première tentative a échoué. Une fois que les motifs de la mort ont été connus, le dossier a été transféré devant le procureur. Depuis lors, il traine. A travers certaines manœuvres, Modibo Gamby qui a confiance à son pouvoir financier tente de se soustraire à la justice. Autrement, il serait difficile de comprendre que celui qui a eu la force de battre un jeune de 22 ans à mort, aie subitement une maladie qui l’empêche de comparaitre devant le juge. Diabétique ou pas, cardiaque ou pas, selon certaines indiscrétion, cette stratégie vise à faire endormir l’opinion et les autorités afin de laisser libre cours à l’argent d’agir afin de l’extraire des mailles de la justice. C’est peine perdue, car nous allons veiller sur cette affaire comme la prunelle de nos yeux. A défaut, les lois sont des toiles d’araignées à travers lesquelles passent les grosses mouches et où restent les petites.” Comme laissait entendre Honoré de Balzac

A suivre !

Lemzo

Source : L’Espion

Source : aBamako

aBamako

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