Sommet de Bamako 2017: Qui sont ces « soldats » de l’ombre ?

Le Mali a gagné son pari, en comblant les attentes de l’organisation du 27ème sommet Afrique-France. Se faisant, rendons à César ce que lui appartient.

Le sommet de Bamako 2017, aura été sécurisé, reconnu, apprécié et salué par la communauté internationale. Cette grande rencontre a tenu toutes ses promesses. Si le professionnalisme des forces de défense et de sécurité a été irréprochable et apprécié sur toutes les places publiques, il n’en demeure pas moins de reconnaitre le gros travail abattu par le Poste de Coordination des Opérations mis en place par le ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération Internationale et de l’Intégration Africaine en collaboration avec le Comité National d’Organisation du Sommet Afrique France, en vue de répondre aux besoins des délégations.
Sous la coupole de l’ancien Ambassadeur du Mali en Chine, SEM N’Tji Laïco Traoré, le PCO a honorablement comblé les attentes. Le jeune bouillant Abdallah Touré Dicko, Responsable Techniques de toutes les Accréditations et son équipe au four et au moulin ont fait un travail de titans jusqu’au bout pour satisfaire les besoins exprimés. Mais, dit l’adage bambara, « Allah dé bi chè wochi len do ». Ces « soldats de l’ombre », ont laborieusement travaillé de jour comme de nuit pour faire aux besoins et surtout gérer les accréditations, du millier d’invités, des 670 chauffeurs, de plus de 650 agents techniques, de 400 membres de l’organisation sans compter les agents de sécurité. Aucune personne à elle seule ne peut se glorifier de s’être donner le titre de la réussite de ce sommet aux défis multiples. Cette réussite est le résultat d’un travail d’équipe.
Dans cette problématique, la gestion technique des accréditations était encore plus complexe. Ce volet comportait quatre thématiques. Il s’agit de l’accréditation des délégations des pays invités, celle des techniques (CICB, EDM, restaurations, maintien d’ordre…), l’accréditation de la presse et l’accréditation des organisateurs. A sa rencontre, Abdallah Touré Dicko a laissé parler son cœur : « je remercie d’abord les plus hautes autorités qui m’ont fait honneur en me confiant cette tâche, en particulier lez ministre Abdoulaye Diop. C’était une mission exaltante. Un grand défi à relever.
Des gens avaient fait confiance en moi. Je ne devrais pas du tout les décevoir. Mais c’était aussi une fierté pour moi. Je suis fier d’avoir servi mon pays qui m’a tout donné. Seul l’intérêt du Mali compte. Je pense que chaque des équipes a joué sa partition pour que le sommet réussisse. Dieu merci, malgré les nuits blanches et d’autres désagréments, nous avons réussi. C’est l’occasion pour moi de saluer l’engagement de tous les agents qui étaient sous mes ordres, parmi lesquels Mohamed Kané, Mohamed Touré, Ibrahim Alassane Maïga, responsable du centre de production des badges logé au palais des sports ».
Beaucoup de personnes et surtout les journalistes ont eu des difficultés pour obtenir l’accréditation. Interrogé sur ce point, Dicko a déclaré que : « techniquement la question des accréditations répondait à une attente assez spécifique. Le défi de la sécurité l’imposait. A cet effet, il y a eu des exigences techniques qui n’étaient peut-être pas à la portée de tous. Le format des pièces demandé être en JPEG et le poids de l’image ne devrait pas dépasser les 100 KG. Tant que ces conditions n’étaient pas réunies, nous ne pouvions pas recevoir les demandes, les enregistrer et les valider.
Qu’à cela ne tienne, toutes personnes qui sont se déplacées pour venir nous voir au PCO à Koulouba, ont immédiatement été pris en charge par nos agents. A notre niveau, c’est comme ça que les choses se sont passées. Aucune œuvre humaine n’est parfaite. On aurait voulu faire satisfaire. On ne peut donner que le meilleur de soi-même ».
Jean Goïta

Source : aBamako

aBamako

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