Les maliens de Côte d’Ivoire : la poudrière de DALOA

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Bastion d’une crise sociale entre des citoyens maliens résidents en république de Côte d’Ivoire, cette ville accueille l’une des plus fortes colonies des ressortissants de notre pays. Depuis que le nouveau bureau du Haut conseil des maliens de l’extérieur a été mis en place il y a près d’un an, la tension ne cesse de monter entre les membres de la nouvelle équipe et les contestataires de sa légitimé.

« Si c’est la prison je suis prêts à y aller passer ma vie, mais je n’ouvrirai pas cette porte aux imposteurs qui veulent nous imposer un bureau qui n’est pas légitime ». c’est par cette phrase que monsieur Dramera, un malien qui réside à Daloa, une région de la Côte d’Ivoire, nous décrit sa farouche volonté de défendre le droit de ses compatriotes face à ceux qui veulent le leurs usurper. Il conteste par là, le bureau du Haut conseil des maliens mis place selon lui, de façon illégale par l’actuel consul du Mali dans ce pays voisin, qui en est le président sortant. Selon notre interlocuteur, le mandant de ce dernier ayant pris fin, il fallait mettre en place un nouveau bureau consensuel. Ce qui n’a pas été fait dans les règles de l’art. En voulant garder la main mise sur cette structure représentative de la société civile malienne à l’extérieur, le président du bureau sortant aurait désigner un de ses fidèles à la tête de la nouvelle équipe.

Monsieur Dramera indique que ce bureau été formé dans le domicile de l’actuel consul et présenté au public. « Alors qu’il devrait être élu pour avoir une légitimité », à l’en croire. Cette situation est à la source d’une crise qui divise aujourd’hui les maliens de Côte d’Ivoire. Porté à la connaissance de l’ambassade du notre pays, le problème n’a pu être géré à l’amiable. C’est ensuite que les contestataires ont entamé une action en justice. Les premières audiences devant le tribunal de première instance de Daloa ont permis de déceler l’irrégularité du bureau entrant, selon nos sources. Il avait alors été convenu entre les parties de procéder à la mise en place d’un organe consensuel. C’était sans compter avec la capacité de nuisance des membres du bureau contesté. A la deuxième audience qui devait définitivement tranchée l’affaire, la surprise des frondeurs a été grande devant le volte face du juge ivoirien qui s’est dédit, en se prononçant en faveur du nouveau bureau qu’il estime être fondé dan ses droits.

C’est alors qu’il a ordonné l’ouverture des locaux de la représentation du Haut conseil de Daloa, dont les portes avaient été mises sous scellées par les contestataires. Ces derniers ont opposé leur refus catégorique à cette injonction du juge. Ils se disent prêts à aller jusqu’à l’extrême pour défendre leur droit. Ce ci a donné lieu à des manifestation de colère des maliens de Daloa qui continuent de réclamer la dissolue du l’actuel bureau et la mise en place d’un nouveau qui serait plus consensuel et accepté de tous. Dans notre tentative de recoupement de ces informations, nous nous sommes rendus au département en charge des maliens de l’extérieur. Avoir été reçu par secrétaire général, Mamadou Diaby, nous avons été orientés vers les bureau du Haut conseil de maliens de l’extérieur à Hamdallaye ACI 2000.

Sur place nous n’avons pas trouvé d’interlocuteur. Après plusieurs tentatives, nous sommes parvenus à joindre monsieur Sam, un des responsable de la structure. Ce dernier nous a sèchement renvoyé à nos informateurs qu’ils estime être les seuls à avoir cette information. « Nous ne sommes pas au courant de ce que vous raconté. Ici, nous ne connaissons qu’un seul bureau qui a été mis en place depuis l’année dernière. Donc, pour nous il n’ y a aucun problème à ce niveau et nous n’avons reçu aucune information qui conteste ce bureau », nous a-t-il répondu. A travers ces propos, le Haut conseil serait-t-il entrain de cacher la vérité aux maliens de l’intérieur sur une crise qui semble être une poudrière au sein de la communauté malienne de Côte d’Ivoire ? En tous, des marches de protestation sont prévues dans les prochains jours, déclare monsieur Dramera, si leur revendication ne rencontre pas un écho favorable.

Le Foutanké.

Source : aBamako

aBamako

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