Honorable Soumaïla Cissé, président de l’URD : « L’opposition doit réussir l’unité d’action »

A l’occasion de sa présentation de vœu du nouvel an 2017 à la presse, le président de l’Union pour la République et la Démocratie, l’Honorable Soumaïla Cissé, après avoir lu sa déclaration liminaire, a répondu aux préoccupations exprimées par nos confrères.

Drissa Keïta du journal « L’Annonce » a voulu savoir si les critiques du chef de l’opposition n’étaient pas de la méchanceté envers le président de la république. En réponse, l’honorable Soumaïla Cissé dira « Nous ne souhaitons pas que les écoles soient fermées. Le président est le président de tous les Maliens. Mais nous devons dénoncer ce qui ne va pas. Le président a aussi des obligations. A ce titre, il doit rendre compte au peuple qui lui a fait confiance. On ne doit pas endormir les gens en disant que tout va bien. Tout ce que nous avons dit n’a pas été inventé. Il faut accepter que la gouvernance de notre pays n’est pas bonne ».

Notre confrère Sékou Tamboura du journal « Aube », a interrogé le conférencier sur la mission à lui assignée en tant que chef de file de l’opposition. A ce sujet Soumaïla a laissé entendre : « Nous rencontrons les populations. Nous discutons au niveau de l’Assemblée nationale. Nous tenons des conférences de presse. Nous rencontrons les autorités chaque fois que c’est possible. Nous le faisons de façon correcte. Nous avons reçu des sous qui sont d’ailleurs insuffisants. Nous avons commandé des voitures. Nous avons également pris un siège que nous sommes en train d’équiper. Nous faisons des formations, embouchons des gens pour travailler. Nous faisons aussi de la communication. Même, à Gao, on a payé pour aider les populations. Tous les sous que nous recevons seront justifiés. Pour ce faire, on a un expert-comptable privé ».

En ce qui concerne la question de réadmission de nos expatriés, le président de l’URD a fait savoir que ce qui est dans le document engage le Mali. Il poursuivra en disant que : « faire croire qu’un communiqué n’a pas de valeur juridique, c’est prendre les gens comme s’ils de l’eau par le nez. Le gouvernement s’est mal engagé dans cette affaire. Il doit prendre sa responsabilité pour l’intérêt du pays. Il y a un engagement pris ».

S’agissant de la santé de l’opposition le conférencier s’est félicité des arrivages de l’ADP/Maliba, SADI et d’autres. En termes de défi, il a souligné que l’opposition doit réussir l’unité d’action pour dénoncer la mauvaise gouvernance.

Répondant à une autre question, le conférencier de noter que le gouvernement instaurer le dialogue national en comme en 1992 pour une sortie de crise définitive.

Le doyen Alexis Kalambri a voulu savoir les rapports du conférencier avec la société civile. A cet effet Soumaïla a mentionné que ses rapports sont très bons avec la société civile, les chefs religieux. Il a souhaité que ceux-ci soit des vecteurs pour la stabilité du pays.

Jean Goïta

Source : aBamako

aBamako

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