Bilan 2016 de la police : 10800 interpellations, plus de 2 tonnes de cannabis saisis, 552 personnes fichées

« L’année 2016 a été une année charnière pour nous. Une année durant laquelle, les forces ont été secouées sur l’ensemble du territoire national », c’est en ces termes que le directeur général de la police malienne, M. Moussa Ag Infahi a qualifié le bilan du travail abattu par ses hommes courant l’année 2016
Courant l’année 2016, a indiqué Moussa Ag Infahi, lors de cette conférence de presse organisée mercredi 01 février 2017, la police malienne a réalisé 5616 patrouilles à Bamako, 3573 dans les régions, soit un total de 9189 patrouilles. Ces patrouilles, dit-il, ont mobilisé 48.782 déployés et permis 8.360 interpellations à Bamako et 2.440 autres interpellations dans les régions soit un total net de 10800 interpellations.
Au chapitre de la sécurité routière, toujours selon le conférencier, la police a procédé à la saisie de 9018 engins (2 et 4 roues). En 2016, regrette-t-il, 2625 accidents de la route ont été enregistrés à Bamako et 1086 dans les régions. L’ensemble de ces accidents a occasionné 2494 blessés et 186 morts (118 à Bamako et 68 morts dans les régions). Quant aux dégâts matériels, ils sont au nombre de 3480 à Bamako et 678 dans les régions.
Sur les 10800 interpellations, dont 10390 sont de la police judicaire, 5158 personnes ont été déférées au niveau du parquet. Aussi, la police a procédé à 955 perquisitions et saisi 157 armes à feu tout calibre confondu au cours de 1789 descentes. Quelques 552 personnes ont été aussi fichées courant l’année 2016 par la police.
Dans le cadre de la lutte contre les stupéfiants, la police nationale a réalisé des prouesses. En 2016, elle a saisi 2 tonnes 742, 600 Kg de Cannabis, 760 doses de cracs (dérivé de la cocaïne) et 861, 300 Kg de faux produits pharmaceutiques. De nombreux faux billets de banque ont été aussi saisis.
« Nous sommes encore en état d’urgence, ce qui nous donne encore certains pouvoirs exceptionnels », s’est félicité le D.G de la police. A la suite de l’attaque contre le camp de Nampala en juillet dernier, le gouvernement du Mali a décrété un état d’urgence qui court jusqu’au 29 mars 2017. Toute chose, selon Moussa Ag Infahi, qui a permis à l’atteinte de ce bilan. « Nous n’avons pas droit à l’erreur et nous ne devons pas baisser la garde, parce que la menace elle est réelle, elle existe et elle est universelle », a-t-il conclu. A noter que ce bilan concerne uniquement la police nationale.
Djibi Samaké
Mali24

Source : aBamako

aBamako

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