Grève illimitée des magistrats : Le syndicat au bord de l’implosion

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Dans la famille des magistrats en grève illimitée, la division est désormais consommée. Le redoutable Syndicat Autonome de la Magistrature (SAM) est au bord de l’implosion. L’Assemblée générale du vendredi 03 février, suite à la rencontre avec le Ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République avec les délégations de bons offices, le lundi 30 janvier 2017 à Koulouba, n’a pas permis de raccorder les violons quant à la poursuite du mouvement de cessation de travail entrepris depuis le 09 janvier 2017.
Dans un communiqué lu, vendredi 03 février 2017, à la télévision nationale au cours du journal de 20h, Cheick Mohamed Cherif KONE, président du SAM, accompagné de Dramane Diarra, a annoncé la levée du mot d’ordre de grève à la suite des négociations. Diantre ! Il n’en fallait pas plus pour provoquer la colère des magistrats opposés à la levée du mot d’ordre. En réplique à cette déclaration du président du SAM, un communiqué du comité directeur du SAM signé par son vice-président Badara Aliou Nanacassé va à contre-courant de la levée du mot d’ordre de grève.
« …le Comité Directeur du SAM, à l'issue de sa réunion extraordinaire de ce samedi 04 février 2017, apporte les démentis suivants : l'assemblée générale de l'ensemble des magistrats, tenue le vendredi 03 février 2017 à la Cour d'appel de Bamako, a décidé à la majorité, la poursuite de la grève illimitée jusqu'à la satisfaction de ses revendications et a, en outre, réaffirmé sa disponibilité à poursuivre le dialogue avec le Gouvernement sur les points de revendications qu'elle estime légitimes ». Par conséquent, poursuit le communiqué, les déclarations faites par Cheik Mohamed Cherif KONE en présence de Dramane DIARRA, n'engagent que leurs personnes. Le Comité Directeur du Syndicat Autonome de la Magistrature (SAM) s'en désolidarise totalement. Par leur comportement déloyal, indique le communiqué, ces deux personnes ont violé de façon éhontée les statuts et règlement intérieur du SAM et ne peuvent plus, ni parler ni agir en son nom.
C’est donc parti pour un bras de fer pour le contrôle du Syndicat Autonome de la Magistrature, ce qui risque de fragiliser la lutte syndicale.
Drissa Togola

Source : aBamako

aBamako

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