Présidentielle 2018: IBK candidat à sa succession ?

Cette question relève du ridicule dans certains milieux qui s’activent déjà pour faire du président IBK le candidat unique de la mouvance présidentielle. Au même moment, l’idée contraire fait son chemin. Certains indices le prouvent à suffisance. Analysons.
Après son plébiscite de 77,61% à l’issue du second tour de l’élection présidentielle de 2013, IBK a eu toutes les cartes en main pour relever le défi malgré une situation politique, économique et socio- sécuritaire très délicate. Comme pour lui faciliter la tache, les électeurs maliens l’offrent la majorité à l’hémicycle avec 66 députés sur 147, très loin devant son rival l’URD (17).
La gestion du pouvoir pendant les presque 4 ans ont permis aux maliens de se faire une idée réelle quant à la capacité de celui qui fut jadis considérer comme le sauveur de toute une nation. A environ 16 mois de la prochaine élection présidentielle, les partisans de la thèse IBK pour un second mandat s’activent. Ce qui explique le réveil de la classe politique ces derniers temps avec assez de concertations entre partis politiques. Le parti présidentiel (RPM) travaille à faire du président IBK l’unique candidat de la mouvance présidentielle pour lui donner les chances de rempiler dés le 1er tour face aux multiples candidats de l’opposition.
Comme arguments, ils se mettent derrière la règle non écrite depuis l’avènement de la démocratie multipartite dans notre pays à savoir : tous les présidents de la république ont fait 2 mandats (Alpha Oumar KONARE 1992- 2002, ATT 2002- 2012). Aussi, les partisans pour un second mandat du président IBK, pensent que la gestion de la situation sécuritaire est un atout pour leur champion qui a commencé a donner sa touche à la réhabilitation des forces armées et de sécurité malgré la situation économique difficile que traverse notre pays.
Ces arguments pourront- ils convaincre IBK à briguer la magistrature suprême une seconde fois ? Là réside toute la question. En fonction de certains actes où déclarations, on peut commencer à intégrer la non candidature du président IBK en juillet 2018. Il y a d’abord la fragile santé du président (2 hospitalisations en France et une en Turquie pour recevoir des soins médicaux), son âge avancé (né le 29 janvier 1945) même si la constitution lui permet de se représenter.
A ces différents constats s’ajoutent désormais l’acte de bravoure du président français François Hollande qui a décidé de ne pas briguer un second mandat. Cet acte politique majeur a séduit son ami et homologue malien IBK qui ne l’a d’ailleurs pas caché. Ainsi, lors de son discours à la cérémonie d’ouverture du sommet Afrique- France que notre pays a abriter, IBK déclarait « Vous avez monsieur le président, annoncer, le 1er décembre dernier, une décision qui implique que ce sommet sera le dernier auquel vous participerez es qualité.
Cette décision a été commentée et débattue des heures et des jours durant, chez vous en France, puis qu’elle est unique dans l’histoire politique de votre pays, puis qu’elle est inhabituelle sous toutes les latitudes. Elle a été saluée en Afrique pour avoir fait ce que nos peuples voudraient nous voir concéder plus souvent. Vous avez préféré le déchirement pour vous seul, au déchirement pour votre famille politique.
Ce n’est pas certes à vous monsieur le président, mon cher homologue et frère, que je ferai la désobligeance de rappeler que le jugement de l’histoire, prend parfois du temps a être rendu, mais une fois tombé, il est sans appel et dure à jamais. Vous l’avez compris, monsieur le président, cher François Hollande. Nous sommes nombreux a penser que votre courage (celui la même qui a sauvé Konna avec Damien Boiteux, à la mémoire duquel il me plait de rendre un vibrant hommage) et votre désintéressement finiront par être reconnus.
Et l’on saura admettre que vous avez, pour l’essentiel, agi au pouvoir avec honnêteté et droiture. Mais le temps semble capricieux et le jugement impitoyable, parce que malgré des efforts attestés, vous n’avez pas opéré des miracles économiques pas plus d’ailleurs que la plupart des nations en ces 5 dernières années ». Autres remarques qui concourent à la non candidature du président IBK pour un second mandat, c’est le départ de certains partis de la majorité présidentielle et qui font des choux gras dans l’opposition. L’ADP- Maliba de l’honorable Amadou THIAM et la SADI du Docteur Oumar MARIKO. Sans oublier YELEMA de l’ancien PM Moussa MARA qui n’hésite plus a critiquer ouvertement la gestion du pouvoir.
En attendant, avec sa riche expérience politique (ancien premier ministre pendant 6 ans, ancien président de l’assemblée nationale pendant 5 ans et maintenant tenant les gouvernails du pays) le président IBK demeure le seul maitre à bord dans cette situation et en temps opportun, il saura prendre sa décision.
Lamine DIALLO

Source : aBamako

aBamako

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