Mécanisme opérationnel de coordination : Qui veut abattre Yoro Ould DAHA ?

Le célèbre combattant loyaliste reçoit vraisemblablement un cruel retour de manivelle des résistances qu’il a opposées à l’insolente avancée des irrédentistes dans le septentrion malien. Pour avoir remporté toutes les batailles de rempart contre le séparatisme, il est peut-être devenu la cible d’une guerre moins courageuse et sournoise : celle de la calomnie et des campagnes de dénigrement où il passe pour un ennemi de la paix à défaut d’être présenté comme une connexion du terrorisme et de ses trafics illicites en tous genres. Il s’agit apparemment d’une manœuvre ratée de le mettre dos-à-dos avec la ville de Gao où il est crédité d’une grande sympathie, ainsi que qu’avec les forces étrangères auprès de qui il jouit d’autant d’estime pour sa collaboration.

Admiré jusqu’à l’adulation par une jeunesse nordiste assoiffée de repères et de références guerrières, le ‘’Lion du Tilemsi’’ en éprouve sans doute le sentiment d’affronter les tirs nourris de vilenies aux relents d’orchestration qui polluent son environnement depuis la sanglante attaque terroriste contre le camp du MOC à Gao. Celui qui a si vaillamment résisté aux feux croisés des belligérances les plus redoutables supporte beaucoup moins les suspicions et accusations vicieusement entretenues sur ses liens supposés avec l’odieux crime du 18 janvier dernier. Une bonne dizaine d’éléments de sa communauté (les Lamhar du Tilemsi) y ont laissé la vie en même temps que 21 de la CMA (Mnla et HCUA), 7 éléments du GATIA, 4 du CM-FPR, 7 du MAA séparatiste, etc., mais l’ardeur destructrice des détracteurs n’en a visiblement cure. «Des gens à qui nous avons fait du bien tentent de nous nuire en distillant des fausses informations», fulmine-t-on dans l’entourage d’Ould DAHA où l’on se réserve d’aborder le sujet, mais en rappelant à l’envi le sacrifice consenti sous les ordres de leur mentor pour faire échec à l’irrésistible progression de la rébellion séparatiste vers certaines contrées stratégiques du septentrion – dont Ménaka est la dernière forteresse préservée par Yoro contre le joug du séparatisme.

Même attitude quand il s’agit d’évoquer les circonstances réelles de la récente attaque de la Cité des Askia. Celui qui avait été jadis séquestré pour ses irréductibles positions loyalistes n’a pas souhaité s’attarder sur le sujet, quoiqu’il paraisse meurtri et dégouté par les insinuations de complicité avec les auteurs du forfait, lesquelles tiennent plus de la fantaisie et de l’intention nuisible qu’elles ne reposent sur des arguments solides. Et pour cause : l’intéressé est certes officier-général du MOC, mais son absence au camp à l’instant ‘T’de l’attentat n’est point assez inhabituel ou intrigant au point de paraitre pour un indice accablant, selon nos recoupements. Les témoignages recueillis convergent tous sur un fait : Yoro Ould DAHA ne s’est jamais rendu au siège du Mécanisme Opérationnel de Coordination avant 9 heures du matin. C’est donc logique qu’il soit surpris par l’explosion en même temps que les autres habitants de la ville, nous a – t –on confié, de sources concordantes. Des affirmations non contredites par d’autres témoignages selon lesquels le chef d’Etat-major des Arabes loyalistes se présente généralement au camp après le rassemblement matinal des troupes, toujours en compagnie du commandant. Et d’ajouter à sa décharge qu’à son arrivée dans le feu du drame, Oud DAHA a même fait preuve d’un entrain inestimable dans la prise en charge des blessés, toutes tendances confondues.
Nonobstant, depuis le déclenchement des perquisitions et arrestations opérées par les forces françaises aux trousses de niches terroristes à Gao, les caricatures les plus surréalistes tentent de supplanter la très impressionnante image que les habitants de cette ville ont du combattant intrépide du Mouvement Arabe de l’Azawad. Véhiculés selon ses proches par des fins artificiers, le grossier contraste est à l’origine de torrents d’interrogations qui pleuvent de toutes parts, tant sur les motivations que sur les origines de la cabale. Qui tire, en effet, les ficelles de l’estocade qu’on veut porter à un patriote qui a sauvé la face de la nation et servi de rempart infranchissable contre la destruction programmée de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale du Mali, s’interrogent ses admirateurs, tandis que ses détracteurs savourent et se réjouissent de chaque rumeur et supputation sur son arrestation par les forces Barkhan. Dans la Cité des Askia, une première chasse réelle contre la personne de Yoro Ould DAHA brulait déjà les lèvres une semaine avant le sanglant épisode du MOC, lorsqu’il échappait miraculeusement à une tentative d’assassinat à son domicile. Les mêmes interrogations reviennent avec beaucoup plus d’intensité face à cette autre tentative de meurtre : la chasse virtuelle mais tout aussi mortelle, qui consiste à tirer parti de la confusion ambiante pour démanteler les mérites d’une célébrité, en associant son nom aux démons de la terreur digne de la traque de limiers étrangers. Sur la question, tout en défendant, preuves à l’appui, que leur mentor n’a jamais été inquiété, les proches d’Ould DAHA se font une idée de la provenance des nuisances dont il est l’objet : «faute d’avoir pu nous vaincre sur terrain des combats, nos adversaires tentent de nous abattre par les armes de la politique», en ont-ils déduit.

La Rédaction

Source : aBamako

aBamako

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