Rencontre avec les cadres : Les félicitations du ministre Denon

Le département a salué les résultats encourageants de la campagne agricole malgré les aléas

Le ministre de l’Agriculture, Kassoum Denon a mis à profit sa visite de terrain dans la région de Mopti pour rencontrer dimanche dernier dans la salle de conférence du gouvernorat de la région les cadres et agents de ses structures techniques. La rencontre s’est tenue en présence du gouverneur de la région le colonel Sidiki Samaké, des conseillers techniques et des responsables et agents des structures d’encadrement.
Avant les échanges, la délégation ministérielle a eu droit à un exposé sur les résultats préliminaires de la campagne agricole 2016-2017. De la présentation faite par le directeur régional par intérim, Jean Pierre Togo, il ressort que globalement la production céréalière de la région a été bonne, malgré les contraintes de production et les sinistres enregistrés comme les inondations de parcelles rizicoles et les attaques des nuisibles. Ainsi, la production céréalière globale s’établit à 1.126.622 tonnes de céréales en 2016-2017 contre 1.094.199 tonnes en 2015-2016, soit une légère augmentation de 3%. Cette production dégage néanmoins un excédent céréalier de 309.321 tonnes. Par ailleurs, la région a enregistré 30.820 tonnes de produits maraîchers.
Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Ces résultats certes satisfaisants n’occultent pas les contraintes rencontrées comme l’inondation de 107.112 hectares de terres cultivées et les constats ont relevé que sur 108 communes de la région de Mopti, 52 sont déclarées en déficit céréalier. Les cercles de Bandiagara et Douentza sont particulièrement touchés par le déficit céréalier, tandis que les cercles de Mopti et Djenné ont été fortement touchés par les inondations et le cercle de Tenenkou a été affecté par les attaques des oiseaux granivores. D’autres résultats ont révélé que 267.114 paysans ont bénéficié de la subvention des engrais, dont 13% de femmes, soit 38.037 paysannes contre 122.102 bénéficiaires en 2015-2016. Les placements d’engrais ont été de 23.941 tonnes contre 14.398 tonnes en 2015-2016.
Le ministre Denon a salué les résultats obtenus malgré les contraintes rencontrées. Il a félicité les paysans et l’encadrement et a demandé aux cadres de transmettre ses vifs remerciements à tous les paysans de la région pour ces résultats obtenus malgré les aléas climatiques. Il a souhaité qu’une prochaine présentation du rapport de campagne puisse faire ressortir les taux de rendement obtenus. Le chef du département a, par ailleurs, insisté sur la moralisation de la délivrance des cautions d’engrais pour accéder à la subvention. Il a rappelé que son département sera intransigeant pour toute tentative de fraude avérée sur la délivrance des cautions pour les engrais subventionnés. Par ailleurs, il a demandé à ce que la direction régionale de l’Agriculture fasse le point exhaustif de tous les paysans affectés par les calamités et les différents sinistres afin que le gouvernement puisse prendre les dispositions idoines pour leur apporter l’assistance nécessaire (aide alimentaire à travers le Commissariat à la sécurité alimentaire, appuis en intrants pour la contre-saison et la campagne hivernale prochaine). Il a assuré que son département prendra toutes les mesures utiles pour étoffer le personnel d’encadrement de base et le personnel d’appui, notamment par le recrutement des chauffeurs et autres agents indispensables au bon fonctionnement des structures techniques. Kassoum Denon a souhaité s’informer davantage sur la nature des primes de zones réclamées par les agents dans l’exercice de leurs fonctions.
La rencontre avec les cadres et agents de la région a été instructive et fructueuse. Les agents étaient très ravis de la présence de leur chef de département qui est venu s’enquérir sur place des difficultés de fonctionnement. Les agents ont unanimement souligné la situation d’insécurité récurrente qui prévaut dans la région et notamment dans certains cercles comme Youwarou ou Tenenkou qui sont particulièrement éprouvés par ce phénomène. Ils ont demandé aux autorités de prendre toutes les dispositions idoines pour assurer la sécurité des populations. « L’économie se meurt à petit feu, toutes les activités jadis florissantes comme le tourisme sont moribondes », a soufflé un agent à notre oreille. Son constat est perceptible par tout visiteur qui arrive dans la Venise malienne.
M. C.

Source : aBamako

aBamako

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