Terrorisme : les Chefs d’Etat du G5 décidés à coordonner leurs actions

Il y a urgence à agir contre le terrorisme ! En résumé c'est ce que les chefs d'Etat du G5, réunis aujourd'hui lors d'un leur sommet extraordinaire à Bamako, ont retenu sur la situation au Mali qui constitue un risque de déstabilisation dans le Sahel.

Les 80 victimes de l'attentat meurtrier de Gao, le 18 janvier dernier ont frappé les esprits. Ibrahima Boubacar Keïta saisit l'occasion pour tirer la sonnette l'alarme devant la détérioration de la situation au Mali.

Après le balisage de ce dimanche 5 février des ministres de la défense, de la sécurité et des affaires étrangères, Ibrahim Boubacar Keïta accueille au centre de conférence de Bamako (CCB) -celle-là même qui avait accueilli le sommet Afrique-France- ses homologues du G5 Sahel pour une rencontre au sommet exclusivement réservée à « la situation sécuritaire au Mali et son impact dans le Sahel ».
Le Mali, repaire d'exportation de terroristes vers le Sahel

Le thème du sommet épouse parfaitement l'actualité particulièrement sombre de ces derniers mois. Le Tchad, le Burkina, la Mauritanie, le Niger et le Mali tenteront de mettre au point une stratégie pour contrer le terrorisme transfrontalier qui utilise le Mali comme base de repli et d'où il peut essaimer dans tout le Sahel.

Le Mali fait en effet face à une multiplication des attaques terroristes. Dernier en date, ce samedi 4 février avec l'attaque de Menaka, dans le nord du pays, qui a fait 4 morts dans les rangs de l'armée malienne. Elle vient s'ajouter à l'attentat de Gao qui a fait 80 morts lorsqu'un kamikaze a fait exploser sa voiture piégée avec laquelle il venait de franchir la barrière d'un camp militaire.

L'attaque revendiquée par le groupe Al-Mourabitoune de Mokhtar Belmokhtar, affilié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) n'est que le dernier d'une longue série d'attaques qui ont frappé en 2016, le Niger et le Burkina voisins. Selon les experts sécuritaires, les auteurs de ces attaques viennent très souvent du Mali ou en tout cas s'y replient.


Source : Africatime

Africatime

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