Mairie du district: Moussa Mara peut relever le défi

Jeune et ambitieux pour sa patrie, il a le profil pour faire bouger les choses à Bamako. Avec déjà une certaine expérience dans la gestion communale (commune IV), ministérielle (Habitat et politique de la ville) jusqu'à la primature, Moussa Mara doit pouvoir relever le défi.
Depuis qu'il a quitté la tête du gouvernement, Moussa Mara ne chôme pas. Il est partout à l'intérieur comme à l'extérieur en train de partager les préoccupations de nos compatriotes (civils et militaires).
Bien que son parti ne détenant qu'une seule commune sur six à Bamako, Mara reste confiant. Il se bat comme un beau diable et entend réaliser son rêve d'être le prochain maire du district de Bamako.
Pour se faire, il a des arguments assez solides notamment son expérience et sa simplicité. Aussi, il entend s'adosser pas seulement à son parti mais toute la majorité présidentielle.
Interrogé récemment par nos confrères du sahélien.com, Moussa Mara indique : "Il y a six communes à Bamako, Yèlèma a gagné une. Ce qui n'est pas rien. Il n'y a que quatre partis qui ont des maires à Bamako : le RPM (Rassemblement pour le Mali), l'ADEMA, l'URD (Union pour la république et la démocratie) et Yèlèma. Nous sommes parmi les quatre principaux partis du district de Bamako. Ensuite, ce que beaucoup de personnes ne savent pas, c'est que dans chaque commune de Bamako, nous avons des élus, sauf en commune VI. Cela veut dire que le parti est installé dans la ville de Bamako. Au-delà de cela, au Mali, les élections sont des élections de personne et non de parti. Les citoyens s'identifient aux personnes et non aux partis. L'exemple le plus significatif est le président Ibrahim Boubacar Keïta. Lors des élections présidentielles de 2013, il a réalisé près de 80% des voix à Bamako, où il n'avait pas un seul maire. Donc, juste pour vous dire que les citoyens votent les personnes au Mali, parce que les partis ne sont pas encore suffisamment structurés, représentatifs."
En effet, sorti du gouvernement sur la pointe des pieds, il est aussi comptable du bilan d'IBK. Moussa Mara ne se dérobe pas. Il pense que : "C'est tout à fait normal mais je pense que je serai d'abord le candidat de mon propre bilan. Ce sont des élections locales, donc sur une ville. Les habitants de cette ville nous jugeront par rapport à ce que nous avons fait. Et j'ai fait beaucoup pour cette ville en tant que maire, en tant que ministre de la ville et en tant que Premier ministre. Donc, je pense que ce que je mettrais en avant d'abord, c'est ce que j'ai fait pour la ville. Mais les autres candidats aussi auront des bilans à présenter. Le maire sortant va présenter son bilan. Savez-vous que grâce à l'action que nous avons posée en commune IV, Yèlèma a été le seul parti qui a conservé la commune qu'il dirigeait ? Tous les autres maires ont été changés. Cela veut dire qu'il y a une certaine constance et qu'il y a du bon dans ce que nous avons fait. C'est bien que les élections se passent sur le bilan."
Membre de la convention de la majorité politique (CMP), il entend s'adosser à cette mouvance présidentielle. Alors, il lève l'équivoque : "Notre ambition, au sein de Yèlèma, c'est de participer à une liste au sein de la majorité présidentielle parce que nous sommes cohérents. Et j'ai fait déjà des démarches dans ce sens vers le Rassemblement Pour le Mali (RPM), vers l'ADEMA-PASJ, qui sont les deux partis de la majorité les plus importants au district. Ils accepteront ou ils n'accepteront pas. S'ils acceptent, c'est l'idéal et la majorité présentera un visage unique. S'ils refusent, chacun ira de son côté. Mais notre ambition, c'est qu'on fasse une liste de la majorité présidentielle. J'ai eu à engager la même démarche en 2015, quand on a failli organiser les élections. Je suis allé vers ces partis, qui n'ont pas accepté. J'ai présenté une liste. Mais cette liste était déjà une liste de la coalition puisqu'il y avait d'autres partis de la majorité qui étaient avec nous. Donc, nous ne sommes pas du tout fermés à cette idée, au contraire c'est notre priorité. Maintenant, à l'impossible nul n'est tenu. S'ils n'acceptent pas, on va travailler seul."
En tous les cas, même s'il y a des candidatures en stand-by, le jeune Mara semble déjà en bonne posture. Pourvu qu'il y croie et qu'il ne recule pas face aux tentatives d'intimidations.
Boubacar DABO

Source : aBamako

aBamako

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