Lutte contre les crimes organisés : La SE démantèle un réseau de proxénétisme nigérian au Mali

La Cellule chargée de la lutte contre le crime organisé de la SE a procédé au démantèlement d’un réseau de proxénétisme nigérian hier dimanche 19 février 2017 à Koflatié dans le cercle de Kangaba. Elle y a appréhendé 36 Nigérianes dont 32 mineures et préadolescentes qui étaient exploitées sexuellement en toute impunité par des orpailleurs au profit de 4 dames proxénètes. Les suspects et victimes sont arrivés à Bamako pour enquête conjointe avec les autorités nigérianes.

C’est à la suite d’une mission de reconnaissance à Kéniégué, dans le cercle de Kangaba (région de Koulikoro) que la Cellule chargée de la lutte contre le crime organisé de la DGSE a pu évaluer l’ampleur du réseau de proxénétisme alimenté par des Nigérianes.

A Koflatié, bidonville géant à 10 kilomètres de Keniégué, les fillettes mineures nigérianes sont exploitées comme esclaves sexuelles par des orpailleurs. Au nombre d’une trentaine, elles sont à la merci de leurs employeuses, des proxénètes nigérianes. Elles retrouvent leur liberté et leur autonomie, seulement après avoir épuisé le payement de la somme d’un million quatre cent mille (1.400.000) francs Cfa. Cette somme qu’elles doivent à leurs maitres (proxénètes) est obtenue dans la prostitution. Elle permet de rembourser 400 000 F CFA comme transport ayant servi à leur acheminement au Mali et qui revient en fait aux personnes qui les ont vendues. En plus de cette somme, les proxénètes bénéficient d’un million (1.000.000) de francs Cfa. Les fillettes sont obligées de s’en acquitter intégralement avant d’œuvrer à leur propre compte.

Avant leur départ du Nigéria pour le Mali, les proxénètes leur font croire qu’elles partiront pour l’Europe. Cependant, à Koflatiè, zone où les fillettes sont déconnectées des parents et connaissances, elles n’ont plus d’autres choix que de se soumettre à la volonté des proxénètes. Le plus souvent, elles sont revendues par les premiers proxénètes à d’autres prétendants, dans le cadre de la sous-traitance des affaires et dans l’intention de complexifier davantage l’entreprise criminelle.

Les cerveaux du réseau de trafic et d’exploitation sexuelle des mineures : Les proxénètes les plus influentes dans cette activité de trafic et d’exploitation sexuelle des mineures sont :

Mlle. Jennifer, • Mlle. Aicha,
Elles bénéficieraient de la complicité de certains agents véreux qui leur feraient payer la somme de deux mille (2000) francs Cfa par jour et par fille exploitées.

Source : aBamako

aBamako

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