Industrie de la construction : Haro sur le ciment importé au Mali

Au Forum de l’industrie de la construction hier, le ministre du Développement industriel, Mohamed Ali Ag Ibrahim, a appelé à un sursaut patriotique décisif pour la valorisation et le développement d’unités de production de ciment afin de réduire voire surseoir à l’importation de ciment dans notre pays.

Le ministère du Développement industriel a organisé ce 20 février, un forum sur l’industrie de la construction. Réunir les acteurs de la construction du Mali et les décideurs afin de discuter, échanger, faire ressortir des problèmes, trouver des solutions et réaliser des projets de développement d’envergure étaient les objectifs de cette rencontre.

Premier du genre, le forum, qui s’est tenu après la concertation avec tous les patrons des entreprises industrielles, a mis le focus sur le cas spécifique des cimenteries dans notre pays ; à savoir : Diamond Cement et Cimaf-Mali.

Parlant de l’importance du ciment dans la construction, le ministre du Développement industriel a indiqué qu’il est primordial de créer un cadre propice à sa production et à sa promotion.

“Il est aussi capital de reconnaître et de soutenir les efforts louables de nos entreprises qui le fabriquent dans le respect strict des mornes internationales admises en dépit d’un environnement communautaire marqué à la fois par la libre circulation des biens et la disparité criarde dans les conditions et le coût de leur production”, a-t-il ajouté.

Faisant référence à la richesse peu comparable de notre pays en calcaire et d’autres minéraux de fabrication du ciment, le chef du département du Développement industriel s’est dit indigné par la quantité astronomique de ciment importé chaque année dans notre pays.

“Il est de nos jours inacceptable que notre pays continue à importer de ses voisins, l’essentiel de ses besoins en ciment alors qu’il dispose dans ce domaine d’un immense potentiel qu’il faut juste valoriser et exploiter judicieusement. Aussi un sursaut patriotique décisif est donc plus que jamais nécessaire pour non seulement renforcer notre parc squelettique industriel, mais aussi s’affranchir de cette dépendance peu glorieuse de l’extérieur”, a lancé M. Ag Ibrahim.

Que fut-il faire pour que notre production de ce matériau soit en adéquation avec nos besoins ? Que faut-il faire pour que l’industrie de ce produit soit développée et s’épanouisse dans notre pays ? Comment persuader les Maliens en vue de favoriser notre autonomisation dans ce domaine ? Que faut-il entreprendre pour qu’à court et moyen termes notre ciment puisse pénétrer le marché de la sous-région ? Ce sont, entre autres, des questions sur lesquelles les acteurs et décideurs se sont penchés pour l’autonomisation du Mali en ciment.

Les deux sociétés de production au Mali ont présenté aux participants leur capacité installée, leur capacité de production actuelle et prévisible, la technologie utilisée, les normes environnementales. Elles ont aussi partagé les difficultés et les contraintes auxquelles elles sont confrontées et proposé les solutions pour les surmonter.

Après les industries de la construction, ce genre de rencontre sera organisé sur d’autres industries afin de trouver des solutions aux problèmes qui entravent l’industrialisation du Mali.

Maliki Diallo

Source : aBamako

aBamako

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