Engrais en Afrique de l’Ouest : pour un meilleur usage des subventions

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L’atelier régional de partage de résultats et d’expériences sur le thème : « Les programmes de subvention des engrais en Afrique de l’Ouest : comment faire un meilleur usage d’un soi-disant mal nécessaire ? », se tient, depuis mardi, à Azalaï Grand Hôtel.

Le programme ouest-africain des engrais (USAID/WAFP), sur financement de l’USAID, est mis en œuvre par le Centre international pour le développement des engrais (IFDC), en collaboration avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). L’atelier de deux jours crée un cadre de concertation et d’échange sur les préoccupations essentielles de nos pays, en matière de production d’engrais et d’amélioration de la productivité agricole. Décideurs, partenaires et autres acteurs intervenant dans le domaine, ont partagé expériences et points de vue sur les programmes de subvention.

La rencontre de Bamako s’emploie donc à améliorer la conception, la gestion, la mise en œuvre et l’évaluation des programmes actuels de subvention des engrais grâce à l’utilisation par nos pays des directives, notamment les standards validés par les parties prenantes et approuvés par la CEDEAO.

Par ailleurs, il a été aussi question de partager les résultats de la revue des programmes de subvention en cours dans la région Afrique de l’Ouest, d’identifier et utiliser des critères pertinents, c’est-à-dire relatifs aux politiques et aux données pour évaluer les programmes actuels. L’atelier s’est également attaché à partager, documenter les expériences réussies dans la région ou ailleurs et discuter des questions de politiques ou non. Il a aussi fait des recommandations sous forme de guide possible pour la conception, la gestion, la mise en œuvre et l’évaluation de programmes de subvention « intelligente ».

Selon les initiateurs de la rencontre d’échange, de coûteux programmes de subvention d’engrais ont été mis en œuvre dans la plupart des pays de la région ouest-africaine dans le but d’augmenter le niveau d’utilisation des engrais et, par conséquent, la productivité agricole et réduire la pauvreté.

En somme, ces programmes nationaux n’ont globalement pas atteint leurs objectifs, d’où le besoin d’apporter des changements vers des subventions présumées être plus efficaces afin d’atteindre les bénéficiaires ciblés, réduire les distorsions du marché des engrais commercialisés et relancer la croissance de la productivité agricole.
« La vision de l’IFDC est un monde de personnes saines et prospères qui sont bien servies par les systèmes agricoles productifs qui fonctionnent en harmonie avec l’environnement », a expliqué le représentant de l’IFDC, Amadou Ouadidjé. Il a rappelé une mission de l’IFDC : permettre aux petits agriculteurs des pays en développement d’accroître la productivité agricole, la croissance économique et la gestion de l’environnement, en améliorant leurs capacités à gérer les engrais minéraux et organiques, de manière responsable, et de participer de façon rentable sur les marchés d’extrants agricoles.

Pour le ministre de l’Agriculture, Kassoum Denon, qui a présidé la réunion, la contribution moyenne de l’Agriculture à la formation du Produit intérieur brut (PIB) des Etats membres de la CEDEAO, tourne autour de 35% et les exportations agricoles figurent en bonne place dans les échanges extérieurs de ces Etats. Enfin, le ministre a précisé que « l’Agriculture demeure le premier employeur dans nos Etats car elle occupe, en moyenne, plus de 60% de la population active des pays ouest africains ».
On a noté la présence à cet atelier du chef du Programme ouest-africain des engrais (USAID/WAFP), Robin Wheeler et d’un représentant de l’USAID Mali, David Yanggen.

Y étaient aussi le représentant du Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF/WECARD), Paul Senghor, et les représentants des Etats membres de la CEDEAO, de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et du Comité permanent Inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS).
Babba B. COULIBALY

Source : aBamako

aBamako

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