Orpaillage traditionnel sur le fleuve : Après la terre, les orpailleurs à l’assaut des fleuves avec des dragues

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La terre ne suffit plus aux orpailleurs dans leur recherche du métal jaune. Désormais, ils sont sur les fleuves au Ganadougou et à Baco (derrière le fleuve) dans la commune de Koumantou. En effet, le fleuve qui sépare Ganadougou et la commune de Koumantou, le Bagoé fait l’objet d’une grande convoitise de la part des orpailleurs qui ont pris d’assaut la localité.

Dans leur passion excessive à la recherche de l’or, aucune partie de cet affluent du fleuve Sénégal n’est épargné. Ils utilisent des machines appelées dragues pour extraire de l’or dans du sable. Cette activité est devenue la principale activité dans la localité.

Aujourd’hui l’orpaillage traditionnel est devenu une activité première pour beaucoup de jeunes. Dans la commune de Nièna, une localité située à 80 km de Sikasso, les dragues des riches de Bamako et même des Maliens de l’extérieur constituent un casse-tête pour les autorités communales et administratives.

En effet, l’orpaillage est très développé dans cette localité. Certains sites sont ouverts par les autorisations délivrées par des maires. Par contre, beaucoup d’autres sites échappent à leur contrôle compte tenu de la complicité absurde et capitaliste des populations qui leur reçoivent. Généralement quand les choses marchent, les orpailleurs tirent profit. Car, parfois, ils peuvent gagnés plusieurs tonnes d’or. En revanche, quand les choses tournent mal, les protagonistes interviennent auprès de ces différentes autorités pour des médiations.

Par ailleurs, ces derniers temps, les villages riverains qui sont, entre autres, Tonokalacoura, Titiénina, du côté de la commune de Nièna, sont envahis par les dragues à la recherche de l’or sur le fleuve. Depuis le début de cette année 2017, les autorités ont dénombré plusieurs dizaines de dragues. L’activité rapporte beaucoup de richesse, mais elle est aussi sources de beaucoup de dangers inhérents pour la vie humaine avec l’utilisation des produits toxiques, notamment, le cyanure et le mercure. A cause de l’utilisation de ces produits dangereux, le département en charge des mines a interdit la délivrance de permis d’exploitation par dragage.

Malgré cette interdiction, les propriétaires de dragues continuent de donner le fil à retorde aux autorités communales.

Un cri de cœur à l’endroit des départements en charge des mines et de l’environnement pour aider ces collectivités à gérer de mieux ce phénomène qui ne fait que de dégâts sur les hommes, les animaux et même les ressources naturelles.

Youssouf Diallo

 


Source : Maliweb

Maliweb

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