Gao Lama International » et les autorités intérimaires

Dans un communiqué rendu public le 12 février dernier, cette association de la société civile qui défend mordicus la région de Gao, dénonce une complicité active du gouvernement malien avec les groupes armés Plateforme-CMA et la médiation internationale, d’installer les autorités intérimaires dans les régions du Nord et une partie de la région de Mopti. Ces patriotes dénoncent un conglomérat de malfrats avec l’installation d’autorités intérimaires à Gao ((Plateforme), Tombouctou (CMA). « Les régions de Kidal, Taoudéni et Ménaka. Aussi, s’interrogent-ils sur le bienfondé d’un tel accord concocté par la médiation internationale au profit de la CMA consacrant de fait, la partition du pays. Nous nous demandons pour la énième fois, comment un gouvernement légalement constitué peut-il honteusement céder des pans entiers de son territoire à des groupes armés ? Pour quoi la conférence d’Entente Nationale qui était sensée être primordiale pour la mise en œuvre de l’accord , n’a pas encore vu le jour ? Pourquoi le Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC) et les patrouilles mixtes ne commencent pas par Kidal qui renferme dangereusement tous les ennemis».

Application de l’accord d’Alger

Que du mépris !

Depuis sa signature en grande pompe ici à Bamako, le peuple malien assiste médusé à de sempiternelles rencontres du Comité de Suivi de l’Accord (CSA). Et quel accord nous parlions, si ce n’est le diktat d’une communauté internationale chapeautée par la France censée nous aider à sortir du labyrinthe dans le quel nous avons été forcé d’y entrer par la faute de la gestion prétendus « patriotes ». La conséquence directe de cette comédie qui ne dit pas son nom, si non un vrai cirque, est que tout le pays est instable devant un Président de la République, très affaibli (maladie, déceptions…) bien qu’historiquement bien élu en 2013, n’a d’autre choix que d’assister, à l’effondrement du Mali malgré l’envoi massif encore de troupes de la MINUSMA ( ou force d’occupation dit-on) qui sont censées épaulées nos forces de sécurité et de défense dans leurs missions régaliennes de l’état. C’est fort de tout cela, que la CMA continue à narguer tout le monde au vu et au su de cette communauté internationale censée jouer à l’arbitre et à le rappeler à l’ordre. « Hélas! De nos jours, les choses sont claires et la partition du Mali est en route de façon lente mais sure », nous explique un spécialiste du dossier. L’installation des autorités intérimaires à Gao, Tombouctou et Kidal, pourtant rejetées et encore par la société civile de la cité des Askias, c’est-à-dire « Gao Lama », pose et posera encore des problèmes puisque leur rejet est total et non négociable, à en croire nos radars. Malgré ces mises en garde, la communauté internationale se barricade derrière l’accord dit de « la paix et de réconciliation, qui n’est autre que de la « honte, de diktat », nous confie un leader de jeunes à Gao, une forte pression est faite sur le gouvernement du Mali, dépourvu de tout soutien populaire puisque la plupart des partis politiques qui sont omnibulés par leur entrée au gouvernement, la société qui a prouvé toutes ses limites et qui en majorité est devenue opportuniste, ne jouant plus son rôle de sentinelle du peuple, défenseur des intérêts des maliens. Elle est devenue tout simplement aphone. « D’ailleurs, certains leaders ne se gênant plus à faire l’avocat du diable et d’ailleurs, sans sourciller s’immiscent dans la politique avec des prises de position des plus révoltantes. Ha oui, comme dit cet adage bambara : « Quand le baobab tombe, les oiseaux peuvent se poser », en référence au régime de l’UDPM, respecté et craint pour son autorité. Quelle bassesse pour ces leaders? Quelle honte ? Où va le Mali ? Allons-nous rester comme cela sans rien faire pour sauver le pays qui va à vau-l’eau et avec lui, un gouvernement chancelant, n’ayant aucune solution digne de ce nom pour éviter le chaos pour le quel, la communauté internationale sera jugée pour avoir contribué », avertit cet ancien cadre à la retraite.

La Rédaction

Source : aBamako

aBamako

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